Nouvelle-Zélande: Bill English désigné premier ministre

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Agence France-Presse
WELLINGTON

Bill English, ministre des Finances de Nouvelle-Zélande aux vues conservatrices sur les sujets de société, a prêté serment lundi comme nouveau Premier ministre après la démission surprise de son populaire prédécesseur John Key.

Sa formation de centre-droit, le Parti national, a unanimement désigné lundi matin M. English, 54 ans, pour prendre la tête du gouvernement. Il s'est immédiatement rendu à la Maison du gouvernement, la résidence du gouverneur général de Nouvelle-Zélande, le représentant de la reine Elizabeth II, pour prendre officiellement les rênes du pouvoir.

Paula Bennett, 47 ans, ministre de la Fonction publique, a été nommée vice-première ministre.

M. English s'est déclaré «enthousiasmé» et «humble» à la perspective de son nouveau travail, après huit années passées comme ministre des Finances et vice-premier ministre dans le gouvernement de M. Key.

«Le gouvernement soutiendra la croissance économique et s'assurera que les bénéfices de la croissance sont partagés largement», a-t-il dit.

Le président du Parti national Peter Goodfellow a estimé que le nouveau tandem représentait «un bon cocktail d'expérience et de nouvelles idées».

«Sous leur direction, les Néo-Zélandais vont continuer à bénéficier de la stabilité gouvernementale sur laquelle ils comptent, en même temps que de la détermination à obtenir des résultats pour les ménages et les entreprises», a assuré M. Goodfellow.

M. English, un ancien agriculteur diplômé en commerce et en littérature anglaise, est membre du Parlement depuis 1990. En 2002, il avait conduit le Parti national à la pire défaite de son histoire.

Un conservateur notoire

«Mais vous apprenez plus de la défaite que des victoires», a déclaré M. English, qui dirigera la campagne pour les législatives fin 2017, avec pour objectif une quatrième victoire d'affilée pour le Parti national.

Il est largement crédité d'avoir permis à son pays de renouer avec les excédents budgétaires et pour son taux de croissance de 3%.

La Nouvelle-Zélande ne compte pas de réservoir d'électeurs désabusés comme ceux qui ont amené le Brexit au Royaume-Uni ou l'élection de Donald Trump aux États-Unis, s'est félicité le nouveau chef du gouvernement. Sa priorité, en faire davantage pour les plus nécessiteux, a-t-il ajouté.

Marié et père de six enfants, fervent catholique, M. English est considéré comme beaucoup plus conservateur que son prédécesseur. Opposant notoire à l'avortement et à l'euthanasie, il s'était aussi déclaré hostile à la légalisation du mariage entre personnes du même sexe en 2013.

Il a reconnu lundi qu'il avait eu tort sur ce point, ajoutant que sa foi catholique n'est pas ce qui dominerait dans son mode de gouvernance.

M. Key avait annoncé sa démission le 5 décembre, de manière totalement inattendue après huit ans de mandat, en invoquant des raisons familiales.

Il a félicité M. English et Mme Bennett pour leur nomination.

Paula Bennett, devenue mère alors qu'elle était encore adolescente, a expliqué qu'elle avait eu du mal à faire face. Le fait d'avoir obtenu une nouvelle chance et d'être nommée à ce poste est «à mettre au crédit de la Nouvelle-Zélande», a-t-elle déclaré.

«Quand j'étais une jeune mère célibataire maori de 17 ans, à Taupo, j'ai quitté l'école sans diplôme. Je n'avais pas de boulot, et l'avenir était plutôt sombre, à dire vrai», a-t-elle témoigné.




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