Le président philippin Duterte rencontre Poutine, son «héros»

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«Vous savez, si la Chine et la Russie décidaient de créer un nouvel ordre, je serais le premier à le rejoindre», avait déclaré Duterte.

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Agence France-Presse
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Le président philippin Rodrigo Duterte a rencontré samedi celui qu'il considère comme son «héros», le président russe Valdimir Poutine, et en a profité pour lâcher de nouvelles salves contre les États-Unis.

«C'était bien le temps que ça a duré», a déclaré M. Duterte à propos de la relation privilégiée de son pays avec les États-Unis, lors de son entretien avec le président russe, en marge du sommet de l'Apec, qui réunit ce week-end à Lima les 21 dirigeants de la zone Asie-Pacifique.

L'entretien bilatéral a été filmé et les journalistes ont ensuite eu accès à la vidéo.

Washington et Manille ont eu dernièrement de durs échanges à propos de la campagne contre la drogue lancée par M. Duterte. Depuis l'investiture du président philippin, plus de 1800 suspects ont été abattus par la police tandis que les meurtres de 2600 personnes sont toujours inexpliqués, selon des statistiques officielles.

Ces meurtres ont été critiqués par les États-Unis, allié militaire historique de Manille, et par l'ONU.

M. Duterte a réagi en qualifiant le président américain Barack Obama de «fils de pute» et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon d'«imbécile».

«Ces derniers temps, je vois les nations occidentales harceler les petits pays. Mais ce n'est pas tout, elles sont très hypocrites», a-t-il lancé samedi au cours de cet échange de 45 minutes.

«Ils font semblant de commencer une guerre mais ont peur d'y aller vraiment. C'est ce qui ne va pas avec les États-Unis et les autres», a poursuivi M. Duterte.

«Ils ont fait la guerre dans tellement de pays, au Vietnam, en Afghanistan et en Irak avec pour seule raison le fait qu'il y avait (selon Washington, ndlr) des armes de destruction massive, et au final il n'y en avait pas», a-t-il ajouté.

Peu avant de s'envoler vers le Pérou, le président philippin avait réitéré sa menace de se retirer de l'ONU, coupable, selon lui, d'avoir échoué à empêcher des guerres qui ont tué des «milliers» de femmes et d'enfants.

«Vous savez, si la Chine et la Russie décidaient de créer un nouvel ordre, je serais le premier à le rejoindre», avait-il alors déclaré.

Pour finir, Rodrigo Duterte a déclaré qu'il souhaitait que les Philippines fassent «partie de l'Europe».

«En dépit de la distance, nous avons le désir de faire partie de l'Europe, particulièrement dans le domaine du commerce à travers le monde», a-t-il dit.

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