Menaces d'enlèvements dans les sites touristiques des Philippines

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Des soldats philippins effectuant une patrouille dans le village de Bongkaong, dans la province Sulu, sur l'île méridionale de Mindanao, en août dernier.

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Agence France-Presse
MANILLE

Des « groupes terroristes » prévoient des enlèvements sur des îles touristiques du centre des Philippines, a prévenu l'ambassade des États-Unis, alimentant la crainte que des islamistes spécialisés dans les kidnappings crapuleux n'aient élargi leur territoire de chasse.

Dans un message aux voyageurs publié jeudi, l'ambassade des États-Unis à Manille demande aux Américains d'éviter de se rendre dans le sud de l'île de Cebu, où se trouvent les sites touristiques les plus fréquentés de l'archipel, avec ses plages paradisiaques, ses spots de plongée spectaculaires et la possibilité d'observer les baleines.

« L'ambassade des États-Unis prévient les citoyens américains que des groupes terroristes prévoient de mener à bien des enlèvements dans des zones fréquentées par les étrangers dans le sud de l'île de Cebu », dit le message.

L'ambassade identifie trois sites, Dalaguete et Santander sur Cebu, ainsi que l'île voisine de Sumilon. Ces sites sont à quelques encablures en bateau de Bohol et Dumaguete, également prisés des touristes.

Cet avertissement survient après une vague d'enlèvements perpétrés dans le sud des Philippines par les islamistes d'Abou Sayyaf, qui ont décapité deux otages canadiens ces derniers mois.

L'ambassade ne précise pas qui serait derrière ces projets d'enlèvements, mais le sud des Philippines abrite divers groupes qui ont prêté allégeance à l'organisation État islamique (EI), dont Abou Sayyaf.

Ce groupe a été fondé au début des années 90 avec des financements du réseau Al-Qaïda et a extorqué des millions de dollars en rançons.

Les bases d'Abou Sayyaf sont situées à environ 500 kilomètres au sud-ouest de Cebu. Il enlève la plupart du temps ses victimes dans des régions côtières proches de ses repaires sur les îles méridionales de Jolo et Basilan.

Les deux Canadiens avaient eux été enlevés l'année dernière - en même temps qu'un Norvégien et une Philippine - sur Samal, île touristique à environ 500 kilomètres à l'est de Jolo. Le mois dernier, le capitaine d'un cargo sud-coréen avait été enlevé en haute mer.

Abou Sayyaf est également tenu pour responsable du kidnapping de dizaines de marins indonésiens et malaisiens.

Un autre gang extrémiste, le groupe Maute, est accusé lui d'avoir commis un attentat à la bombe en septembre dans la ville natale du président Rodrigo Duterte, Davao, dans le sud du pays. Quinze personnes avaient alors été tuées.

La présidence philippine a confirmé vendredi que la police avait été informée de projets d'enlèvements, ajoutant que la sécurité avait été renforcée.

Le gouvernement philippin a lancé une offensive militaire pour tenter d'éradiquer Abou Sayyaf.

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