Banquier britannique jugé à Hong Kong: des images de tortures insoutenables

L'ancien courtier âgé de 31 ans, qui travaillait... (photo Bobby Yip, archives REUTERS)

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L'ancien courtier âgé de 31 ans, qui travaillait pour la Bank of America Merrill Lynch, est jugé pour meurtres par la Haute cour de l'ancienne colonie britannique.

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Agence France-Presse
HONG KONG

Les jurés au procès de Rurik Jutting, banquier britannique accusé du meurtre de deux Indonésiennes à Hong Kong, ont vu mardi des images insoutenables le montrant en train de « torturer » l'une de ses victimes.

L'ancien courtier âgé de 31 ans, qui travaillait pour la Bank of America Merrill Lynch, est jugé pour meurtres par la Haute cour de l'ancienne colonie britannique.

Il a plaidé non coupable de ces chefs, reconnaissant plutôt deux homicides involontaires pour cause de responsabilité diminuée.

«Il y a environ cinq minutes, j'ai tué cette femme. J'ai pris beaucoup de coke. Je l'ai sérieusement torturée. Trois jours de tortures, de viols, d'abus mentaux, je n'ai jamais vu personne avoir aussi peur.»

L'accusé Rurik Jutting,
s'adressant à la caméra de son téléphone

Sumarti Ningsih, 23 ans, et Seneng Mujiasih, 26 ans, avaient été découvertes mortes dans l'appartement haut de gamme de l'accusé dans un immeuble résidentiel du quartier de Wanchai, le 1er novembre 2014.

Selon l'accusation, Sumarti Ningsih, à qui le courtier avait proposé des relations sexuelles tarifées, a été torturée pendant trois jours avant d'être tuée dans la douche avec un couteau-scie, le 28 octobre 2014.

Jutting a ensuite entreposé son corps dans une valise avant de partir à la recherche de sa seconde victime, avait expliqué lundi l'avocat général John Reading au premier jour du procès.

L'accusé a filmé des scènes de torture avec son iPhone, dont une vingtaine de minutes ont été montrées aux jurés sur des écrans individuels.

Les journalistes n'ont pas vu les images en question, mais entendaient cependant le bruit de coups multiples, alors que Jutting ne cessait de demander à Sumarti Ningsih si elle l'aimait.

« Tu veux que je te frappe ? Si tu dis "oui", je te frappe une fois. Si tu dis "non", je te frappe deux fois. Si tu cries, je te frappe à coups de poing, tu comprends ? »

L'accusation a ensuite diffusé des clips de Jutting en train de parler à la caméra : « Il y a environ cinq minutes, j'ai tué cette femme », dit-il. « J'ai pris beaucoup de coke. Je l'ai sérieusement torturée. Trois jours de tortures, de viols, d'abus mentaux, je n'ai jamais vu personne avoir aussi peur ».

Le banquier poursuit en expliquant que le sentiment de domination est « addictif » : « Je suis un peu triste parce que c'était quelqu'un de bien, mais je ne me sens pas vraiment coupable ».

La veille, l'avocat général avait expliqué qu'elle avait été torturée à l'aide de pinces, de jouets sexuels et d'une ceinture.

Le 31 octobre, l'ancien courtier avait ensuite proposé à Seneng Mujiasih des relations sexuelles en échange d'argent, à son domicile. Il lui avait tranché la gorge peu après.

En arrivant sur place, les policiers l'avaient trouvée gisant nue dans une mare de sang, avec des entailles au niveau du cou et des fesses.

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