Réapparition d'un diplomate nord-coréen qu'on disait victime d'une purge

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un (au centre)... (Photo Wong Maye-E, archives Associated Press)

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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un (au centre)

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Agence France-Presse
Séoul

Un diplomate nord-coréen qui avait, selon la presse du Sud, été victime d'une purge après la défection du numéro deux de l'ambassade de Corée du Nord à Londres est réapparu en public, sans toutefois être crédité de son ancien titre.

Le quotidien à grand tirage JoongAng Ilbo rapportait la semaine dernière que le vice-ministre des Affaires étrangères Kung Sok-Ung avait été démis, expulsé de Pyongyang et envoyé dans une région agricole avec toute sa famille.

Le journal affirmait que le vice-ministre avait subi les foudres du leader Kim Jong-Un, furieux de la défection cet été de Thae Yong-Ho, le numéro deux de l'ambassade nord-coréenne à Londres.

Mais l'agence officielle KCNA a fait état dimanche de la présence de Kung Sok-Ung à un match de football dans la capitale. KCNA présentait le haut diplomate comme «un ancien vice-ministre», confirmant qu'il avait perdu son poste, mais laissant entendre qu'il pourrait avoir pris sa retraite.

De son côté, le Chosun Ilbo de Séoul cite une source affirmant que la fille de M. Kung vit toujours à Pyongyang, où elle travaille comme guide pour les visiteurs étrangers.

Il affirme que la défection de M. Thae a provoqué un remaniement qui s'est traduit par le départ de M. Kung.

Âgé de 72 ans, ce dernier est un diplomate chevronné. Pendant plus de 20 ans, il a chapeauté la diplomatie nord-coréenne en direction de la Russie et de l'Europe.

Les annonces de purges, d'exécutions et de disparitions, --certaines étant confirmées, d'autres non--, sont fréquentes depuis l'arrivée au pouvoir de Kim Jong-Un en 2011.

Tandis que le jeune dirigeant cherchait à affirmer son pouvoir, un grand nombre de hauts responsables, en particulier des cadres de l'armée, avaient été démis de leurs fonctions.

Le cas le plus retentissant fut l'exécution en décembre 2013 de l'oncle influent de Kim Jong-Un, Jang Song-Thaek, accusé de trahison et de corruption.

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