Indonésie: Duterte aurait donné son feu vert à l'exécution d'une domestique philippine

Mary Jane Veloso avait été arrêtée en 2009... (photo SURYO WIBOWO, archives AFP)

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Mary Jane Veloso avait été arrêtée en 2009 en Indonésie avec 2,6 kilogrammes d'héroïne dans sa valise.

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Agence France-Presse
JAKARTA, Indonésie

Le président indonésien Joko Widodo a déclaré lundi que son homologue philippin Rodrigo Duterte avait donné son feu vert à l'exécution pour trafic de drogue d'une domestique philippine dont le sort a ému dans les deux pays.

Manille a cependant démenti cette assertion.

D'après le président indonésien, M. Duterte, qui a lancé dans son pays une campagne brutale contre le trafic de drogue dans laquelle quelque 3000 personnes ont été tuées, a donné son accord pour l'exécution de Mary Jane Veloso la semaine dernière lors d'une rencontre à Jakarta.

Mary Jane Veloso avait été arrêtée en 2009 en Indonésie avec 2,6 kilogrammes d'héroïne dans sa valise.

Elle allait être passée par les armes l'année dernière en même temps que d'autres condamnés lorsqu'elle a bénéficié in extremis d'un sursis à exécution.

Une femme soupçonnée de l'avoir recrutée venait d'être arrêtée aux Philippines.

« J'ai expliqué le sursis à exécution l'autre jour » au président philippin, a dit M. Widodo. « Le président Duterte a alors dit, je vous en prie, allez-y si vous voulez l'exécuter ».

Le ministre philippin des Affaires étrangères Perfecto Yasay a démenti ces déclarations. M. Duterte n'a fait que « dire au président indonésien qu'il respectait leur système judiciaire et qu'il respectera toute décision finale qui serait prise dans cette affaire ». L'exécution de la condamnée a été reportée sine die, a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le sort de Mary Jane Veloso a ému dans les deux pays, ses défenseurs expliquant qu'elle avait été dupée par un cartel international de la drogue alors qu'elle se rendait en Indonésie pour un emploi de domestique.

Le président indonésien défend le recours à la peine de mort pour combattre le trafic de drogue en répétant que son pays mène une guerre contre les stupéfiants et que les trafiquants doivent être sévèrement sanctionnés. Depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2014, il a ordonné l'exécution de 18 personnes condamnées pour trafic, dont 15 étrangers.

Parmi les autres étrangers dans le couloir de la mort figure le Français Serge Atlaoui.

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