Bombes en Thaïlande: trois potentiels suspects interrogés

Trois potentiels suspects étaient interrogés dimanche en Thaïlande dans le... (Photo Munir Uz Zaman, Agence France-Presse)

Agrandir

Photo Munir Uz Zaman, Agence France-Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Bangkok

Trois potentiels suspects étaient interrogés dimanche en Thaïlande dans le cadre de l'enquête sur la série de récents attentats meurtriers dans des stations balnéaires, la police privilégiant la piste «politique».

«Deux personnes ont été arrêtées pour être interrogées au sujet de Hua Hin», station balnéaire frappée par deux doubles explosions ayant fait deux morts, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Piyapan Pingmuang, se refusant pour l'heure à employer le mot «suspects».

«Et une personne est en état d'arrestation à Nakhon Si Thammarat», dans le sud du pays, a-t-il ajouté.

Il n'a pas souhaité donner plus de détails sur les personnes interrogées. La presse locale indique que l'homme interrogé à Nakkon Si Thammarat est un meneur des Chemises rouges, mouvement de soutien aux ex-premiers ministres Thaksin et Yingluck Shinawatra. La police ne le confirme pas pour l'heure.

«Nous travaillons actuellement sur des preuves menant aux suspects... Il y a vraisemblablement un lien avec la politique», a seulement accepté de dire le porte-parole de la police.

«Notre enquête progresse. Nous savons qui est derrière» cette série d'explosions de bombes artisanales, a-t-il insisté.

«Je réaffirme qu'il s'agit de sabotage local, pas d'actes de terrorisme. Nous n'avons pas de terrorisme en Thaïlande», a-t-il assuré.

Au total, entre jeudi et vendredi, onze bombes ont explosé à travers cinq provinces du sud de la Thaïlande, notamment dans les stations balnéaires de Hua Hin et de Phuket, faisant quatre morts dans ce pays très touristique. Parmi les blessés, dix sont des touristes étrangers.

Entre autres pistes évoquées par les analystes figure celle d'un acte de colère de partisans de Thaksin et Yingluck Shinawatra, excédés par le climat de répression politique depuis les deux ans que la junte militaire est au pouvoir.

Les Shinawatra ont condamné l'attentat et demandé à ce que la lumière soit faite.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer