Thaïlande: des élections en 2017, promet la junte

Prayut Chan-O-Cha, meneur du coup d'État de mai... (Photo Jorge Silva, Reuters)

Agrandir

Prayut Chan-O-Cha, meneur du coup d'État de mai 2014.

Photo Jorge Silva, Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Bangkok

Le chef de la junte au pouvoir en Thaïlande a promis mardi d'organiser des élections en 2017, fort de l'approbation d'une Constitution controversée.

«Les élections auront lieu en 2017 comme prévu», a déclaré devant la presse le général Prayut Chan-O-Cha, meneur du coup d'État de mai 2014, dans ses premiers commentaires depuis l'adoption dimanche par référendum de la Constitution.

La junte avait en effet promis d'organiser des élections en cas d'adoption de la Constitution, ce qui avait poussé de nombreux électeurs à voter «oui».

Ce que le général Prayut ne précise pas, c'est si sera levée l'interdiction d'organiser des manifestations politiques avant les élections.

Avant le référendum sur la Constitution, il avait fait interdire toute critique publique du projet, sous peine de prison.

Réagissant au référendum de dimanche, les États-Unis, par le biais de leur ambassadeur en Thaïlande Glyn Davies, ont appelé Bangkok à «lever les restrictions sur les libertés civiles, notamment la liberté d'expression et de rassemblement pacifique», en amont de ces élections.

Quel que soit leur résultat, grâce à la nouvelle Constitution, la junte continuera de contrôler le Parlement, grâce à un Sénat entièrement nommé.

Prayut a interpellé mardi les électeurs de l'extrême sud et du nord du pays, où le «non» à la Constitution a été le plus fort, de l'ordre de 50%.

«Je vois votre souffrance. Je vais prendre soin de vous», a-t-il promis à ces électeurs, chassant sur les terres de Thaksin Shinawatra, qui remporte toutes les élections nationales depuis 2001 grâce au nord et au nord-est du pays.

Grâce à la nouvelle Constitution, le but des militaires est de modifier en profondeur le système politique, afin d'empêcher durablement le retour aux manettes de l'opposition, incarnée par l'ex-premier ministre Thaksin Shinawatra et sa soeur Yingluck.

Jusqu'ici, les militaires avaient principalement eu recours aux coups d'Etat, en 2006 pour Thaksin, 2014 pour Yingluck. Mais les Shinawatra étaient toujours revenus au pouvoir sitôt des élections organisées.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer