Le corps de Robert Hall retrouvé aux Philippines

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Robert Hall a été tué après que la date limite pour la remise d'une rançon eut été dépassée.

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Associated Press
MANILLE, Philippines

L'armée philippine a retrouvé, samedi, ce qu'elle croit être le corps de l'otage canadien Robert Hall, qui a été décapité par les membres du groupe islamiste Abou Sayyaf il y a plus de deux semaines après que la date limite pour le versement de la rançon qu'ils réclamaient eut été dépassée, sans que l'argent leur soit remis.

Des villageois ont mené les soldats jusqu'à un endroit près du village de Kamuntayan et de la ville de Talipao dans la province de Sulu, où les extrémistes auraient enterré la dépouille de M. Hall après l'avoir tué le 13 juin. La tête de l'homme a été découverte à l'extérieur d'une église catholique abandonnée, a indiqué le porte-parole des autorités militaires régionales, le major Filemon Tan.

M. Tan a affirmé qu'il était fort probable que le cadavre soit celui du Canadien, selon l'information recueillie par le service de renseignement et auprès des habitants du secteur. Il a précisé que les médecins légistes de la police confirmeraient l'identité de la victime.

Robert Hall avait été enlevé en même temps que son compatriote John Ridsdel, que le Norvégien Kjartan Sikkengstad et que la Philippine Marites Flor en septembre 2015 dans un centre de villégiature de l'île de Samal. Les otages avaient ensuite été emmenés par bateau jusqu'à Sulu, une province pauvre et majoritairement musulmane située à 950 kilomètres au sud de Manille.

M. Ridsdel a aussi été décapité alors que M. Sikkengstad demeure captif et que Mme Flor a été libérée.

Le premier ministre Justin Trudeau a condamné les meurtres et demandé aux autres pays de ne pas verser de rançons afin de dissuader les militants de procéder à d'autres kidnappings.

Les troupes philippines ont lancé une offensive contre Abou Sayyaf et tué des dizaines de ses membres à Sulu.

Le groupe, qui compte plus de 400 combattants armés, est considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis et les Philippines en raison de son recours aux attentats à la bombe, aux enlèvements contre rançons, aux décapitations et à l'extorsion.

Affaiblis par des années de lutte, les combattants islamistes demeurent une menace à la sécurité du pays insulaire.

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