Abou Sayyaf: le président philippin veut secourir les otages restants

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Le président philippin Benigno Aquino s'est envolé mercredi pour l'île de Jolo, place forte d'Abou Sayyaf où serait détenu Kjartan Sekkingstad (gauche). Robert Hall (droite) a été décapité lundi lorsque la rançon exigée par Abou Sayyaf n'a pas été versée.

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Agence France-Presse
MANILLE

Le président philippin Benigno Aquino a affirmé mercredi qu'un ressortissant norvégien et les autres otages détenus par un groupe islamiste dans le sud de l'archipel pouvaient être secourus, après l'exécution d'un second captif canadien.

Le président s'est envolé mercredi pour l'île de Jolo, place forte d'Abou Sayyaf où serait détenu Kjartan Sekkingstad et les autres captifs, pour y rencontrer les troupes chargées de la traque des islamistes.

«Nous voyons de manière plus claire ce qu'il se passe ici. Nous avons vu comment affiner nos opérations afin de secourir avec succès les otages restants», a-t-il déclaré à la presse.

M. Aquino a également présenté ses excuses au premier ministre canadien Justin Trudeau pour les assassinats des deux otages canadiens enlevés en septembre en même temps que Kjartan Sekkingstad et Marites Flor, une Philippine.

Robert Hall a été décapité lundi lorsque la rançon de 300 millions de pesos (8,3 millions de dollars CAD) exigée par Abou Sayyaf n'a pas été versée.

L'autre otage canadien, John Ridsdel, avait été exécuté en avril lorsqu'une rançon d'un même montant n'avait pas été payée.

Abou Sayyaf est un petit groupe de combattants islamistes qui s'est spécialisé dans les enlèvements crapuleux.

Considéré comme une organisation terroriste par Washington, il a été fondé au début des années 1990 avec des financements du réseau Al-Qaïda d'Oussama Ben Laden.

Ces dernières années, ses cadres ont prêté allégeance à l'organisation extrémiste sunnite État islamique (EI) mais les analystes considèrent qu'il s'intéresse plus à l'argent qu'aux considérations idéologiques.

Jolo et Basilan, autre place-forte d'Abou Sayyaf, sont à un millier de kilomètres de Manille et peuplées à majorité de musulmans.

M. Aquino, dont le mandat s'achève le 30 juin, a reconnu qu'il avait trouvé difficile de lutter contre le groupe au cours de ses six années à la présidence.

Parmi les obstacles, le soutien apporté par les islamistes à la population locale, de nombreux habitants recevant des paiements.

«Ils ont beaucoup de ressources. Ils peuvent s'acheter des complicités et nous sommes chez eux. Ils connaissent le terrain. Ils ont tous les avantages», a dit M. Aquino, ajoutant que police et armée étaient en sous-effectifs.

Selon Pacific Strategies and Assessments (PSA), un cabinet d'évaluation des risques régionaux, le groupe détiendrait encore au moins huit personnes, dont un ornithologue néerlandais enlevé en 2012 et un ressortissant japonais kidnappé en 2010.

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