«Indices» de redémarrage d'une usine de retraitement du plutonium en Corée du Nord

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Une image-satellite du complexe nucléaire de Yongbyon, en août 2012.

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Agence France-Presse
VIENNE

La Corée du Nord semble avoir réactivé une usine de retraitement du plutonium en vue de fabriquer des armes nucléaires sur le principal site atomique du pays, a déclaré lundi le secrétaire général de l'AIEA en citant des « indices » livrés par des images satellites.

« Les indices que nous avons obtenus (sont ceux) d'activités liées au réacteur de cinq mégawatts, l'expansion des infrastructures d'enrichissement et des activités liées au (retraitement du) plutonium », sur le complexe de Yongbyon, a indiqué Yukiya Amano, patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), faisant écho à de récentes analyses similaires d'experts américains.

« Cependant comme nous n'avons pas d'experts sur le terrain, nous nous contentons d'observations sur imagerie satellite. Nous ne pouvons rien affirmer. Mais nous avons des signes d'activités via l'imagerie satellite », a ajouté M. Amano lors d'une conférence de presse à Vienne.

Parmi les signes d'activités détectés à Yongbyon figurent « des mouvements de véhicules, de la vapeur, des rejets d'eau chaude et du transport de matériel », selon le secrétaire général de l'agence onusienne qui n'a pas précisé de quand dataient ces images satellites.

Début avril, des chercheurs américains étaient arrivés à une conclusion similaire, détectant sur l'imagerie satellite des activités « suspectes » au sein de ce complexe pouvant être le signe que Pyongyang retraite du plutonium afin de fabriquer de nouvelles bombes nucléaires.

Les spécialistes de l'Institut américano-coréen de l'université Johns Hopkins s'étaient focalisés sur l'analyse du panache émanant d'une centrale utilisée pour chauffer un laboratoire radiochimique sur le site de Yongbyon.

Le réacteur de cinq mégawatts de Yongbyon avait été fermé en 2007 dans le cadre d'un accord échangeant désarmement contre aide humanitaire, mais la Corée du Nord a commencé des travaux de rénovation après son troisième essai nucléaire en 2013.

En janvier, les chercheurs de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), un autre centre américain, avaient estimé, également sur la base d'images satellites, que ce réacteur ne fonctionnait toujours pas à plein régime.

La Corée du Nord a mené le 6 janvier son quatrième essai nucléaire, annonçant avoir fait exploser sa première bombe à hydrogène, plus puissante qu'une bombe atomique ordinaire.

Les spécialistes ont cependant largement mis en doute le fait qu'il s'agissait d'une bombe H, l'énergie dégagée étant trop faible.

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