Bangladesh: un moine bouddhiste sauvagement assassiné

Un policier monte la garde dans une rue... (PHOTO MUNIR UZ ZAMAN, ARCHIVES AFP)

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Un policier monte la garde dans une rue où un étudiant en droit a été tué par quatre assaillants, le 7 avril à Dacca.

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Agence France-Presse
DACCA

Un moine bouddhiste de 75 ans a été tué à la machette dans le sud-est du Bangladesh, a indiqué samedi la police, le dernier d'une série de meurtres contre des membres de minorités religieuses et de militants laïcs.

L'assassinat n'a pas été revendiqué dans un premier temps, mais porte la marque des islamistes extrémistes qui sévissent dans ce pays à majorité musulmane.

« Des villageois ont retrouvé le corps du Bhante [moine] Maung Shue U Chak baignant dans une mare de sang à l'intérieur du temple bouddhiste ce matin. Il a été tué à la machette », a déclaré à l'AFP le chef adjoint de la police du district de Bandarban, Jashim Uddin.

Il a précisé qu'au moins quatre personnes auraient attaqué le moine qui vivait seul dans ce temple situé à quelque 350 kilomètres de la capitale Dacca, tôt samedi.

« Nous avons vu des traces de pas dans le temple et estimons que quatre à cinq personnes y ont pénétré », a-t-il ajouté.

Un avocat et défenseur des droits de l'Homme de renom dans le pays, Jyotirmoy Barua, a déclaré à l'AFP que le moine avait reçu des menaces de mort anonymes.

« Il a reçu des menaces de mort, mais personne ne l'a pris au sérieux », a-t-il ajouté.

Bandarban est une région peuplée en majorité de bouddhistes. Les bouddhistes forment moins de 1 % de la population du Bangladesh, qui est de 160 millions de personnes.

Des dizaines de meurtres de blogueurs, d'intellectuels, d'étrangers et de membres de minorités religieuses, dont des soufis, des chiites, des hindous, ou des chrétiens, ont été attribués ces dernières années à des islamistes extrémistes.

Au cours des dernières semaines, deux militants de la cause homosexuelle, un professeur, un militant athée et un tailleur hindou ont été sauvagement assassinés au Bangladesh. Le groupe État islamique et la branche locale d'Al-Qaïda ont revendiqué plusieurs de ces meurtres

Mais les autorités du Bangladesh, un pays laïc, nient constamment que des groupes islamistes inspirés de l'étranger soient actifs sur leur territoire.

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