La présidente sud-coréenne perdrait sa majorité absolue

La présidente sud-coréenne Park Geun-hye enregistre son vote... (PHOTO MAISON-BLEUE/REUTERS)

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La présidente sud-coréenne Park Geun-hye enregistre son vote dans un bureau de Séoul, le 13 avril.

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Agence France-Presse
SÉOUL

Le parti conservateur Saenuri de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye pourrait perdre sa majorité absolue à l'Assemblée nationale, selon les sondages effectués mercredi à la sortie des bureaux de vote publiés par trois chaînes de télévision.

Ce résultat est une surprise, car les sondages avaient auparavant annoncé que le Saenuri conforterait sa majorité absolue lors de ces législatives, en profitant de la division de l'opposition de gauche.

Ce résultat, s'il se confirme, n'aura que très peu d'impact sur la conduite des affaires sud-coréennes, dans un pays où l'essentiel du pouvoir est aux mains du chef de l'État. Le mandat unique de cinq ans de Mme Park s'achèvera en 2018.

Son parti, le Saenuri, devrait après ces élections totaliser entre 118 et 147 sièges, sur les 300 que compte l'Assemblée, selon les sondages à la sortie des bureaux.

Le parti Minjoo (social-libéral) devrait en remporter entre 97 et 128, contre 31 à 43 pour le Parti du peuple.

«Bien sûr, nous sommes inquiets des résultats sortis des urnes, mais nous allons calmement attendre le dépouillement», a déclaré le chef de file du Saenuri à l'Assemblée, Won Yoo-chul, sur la chaîne KBS TV.

Certains observateurs ont mis en garde contre le risque d'erreurs dans les sondages à la sortie des bureaux. Des résultats définitifs sont attendus vers 15 h GMT (11 h à Montréal).

Les élections à l'Assemblée nationale, unique chambre du Parlement, sont traditionnellement dominées par les sujets de politique intérieure.

La hausse du chômage, la baisse des exportations et l'endettement des ménages ont généré des critiques de la politique de Mme Park et, par extension, de son Parti Saenuri.

Mais même si la gauche a tenté de faire des législatives un référendum sur la politique économique de la présidente, elle ne semblait pas en mesure, du fait de ses divisions, de provoquer l'alternance.

Les politologues estimaient en outre que l'aggravation des tensions sur la péninsule coréenne depuis le quatrième essai nucléaire de Pyongyang début janvier profitait politiquement au Saenuri, qui capitalise sur la fermeté de la présidente vis-à-vis de la Corée du Nord.

Au total, 42 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes. Les 300 sièges de l'Assemblée sont à renouveler : 253 au suffrage direct et les 47 restants à la proportionnelle.

Le Saenuri avait remporté en 2012 une majorité absolue de 152 sièges et espérait cette année une victoire encore plus large.

Le résultat de ce scrutin conditionnera la fin du mandat de la présidente. Un affaiblissement paralyserait probablement son action lors de ses deux dernières années à la Maison-Bleue.

Mme Park n'a pas tenu la majorité de ses promesses électorales en matière économique. Et cet échec devrait se traduire dans les urnes par un vote sanction des jeunes, en particulier de la génération dite des «trois sans» (sans emploi, sans logement et sans perspectives de mariage).

La croissance dans la quatrième économie d'Asie trébuche depuis quelques années, dans le sillage du ralentissement économique mondial et d'une concurrence accrue sur certains marchés-clés d'exportation.

Le taux de chômage des moins de 30 ans atteint 12,5 % contre une moyenne nationale de 4,9 %.

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