Activités «suspectes» dans un complexe nucléaire nord-coréen

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Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon est situé à 100 km au nord de Pyongyang.

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Agence France-Presse
Séoul

Des images satellite récentes témoignent d'activités «suspectes» sur le principal complexe nucléaire de Corée du Nord, qui pourraient être le signe que Pyongyang retraite du plutonium afin de fabriquer de nouvelles bombes nucléaires, ont annoncé mardi des chercheurs américains.

Les spécialistes se sont focalisés sur l'analyse du panache émanant d'une centrale utilisée pour chauffer un laboratoire radiochimique sur le complexe de Yongbyon.

Ce laboratoire sert à retraiter le combustible issu du réacteur de cinq mégawatts de Yongbyon afin de produire du plutonium de qualité militaire.

Cependant, il n'est pas établi que la présence de ce panache signifie que «le retraitement de plutonium supplémentaire est en cours ou le sera dans un avenir proche», expliquent les spécialistes de l'Institut américano-coréen de l'université Johns Hopkins.

Le coordinateur du renseignement américain James Clapper a dit récemment que la Corée du Nord pourrait être capable d'ici quelques semaines d'extraire du plutonium de qualité militaire des barres de combustible usé du réacteur, relèvent-ils toutefois.

Ce réacteur avait été fermé en 2007 dans le cadre d'un accord échangeant désarmement contre aide humanitaire mais la Corée du Nord a commencé des travaux de rénovation après son troisième essai nucléaire en 2013.

En janvier, les chercheurs de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), un autre cabinet américain, avaient estimé, également sur la base d'images satellite, que ce réacteur ne fonctionnait toujours pas à plein régime.

Lorsqu'il est pleinement opérationnel, il est capable de produire environ six kilogrammes de plutonium par an, soit une quantité suffisante pour une bombe nucléaire, estiment les experts.

La Corée du Nord a mené le 6 janvier son quatrième essai nucléaire, annonçant avoir fait exploser sa première bombe à hydrogène, plus puissante qu'une bombe atomique ordinaire.

Les spécialistes ont cependant largement mis en doute le fait qu'il s'agissait d'une bombe H, l'énergie dégagée étant trop faible.

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