Frappes nucléaires: Washington «prend au sérieux» les menaces nord-coréennes

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Le dirigeant nord-coréen « Kim Jong-Un peut choisir, ce qu'il ne semble pas disposé à faire, de réduire les tensions sur la Péninsule coréenne, de se concentrer sur les ressources pour son peuple, sur la paix et la sécurité, plutôt que de faire l'inverse avec ce genre de commentaires », a dénoncé un  porte-parole américain.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États unis « prennent au sérieux » les menaces de frappes nucléaires proférées par la Corée du Nord, mais n'ont pas l'intention d'annuler leurs manoeuvres militaires qui viennent de commencer avec leur allié sud-coréen, a souligné lundi le département d'État.

« Nous prenons évidemment ce genre de menaces au sérieux, comme toujours, et nous appelons Pyongyang à mettre fin à sa rhétorique provocatrice », a réagi le porte-parole de la diplomatie américaine John Kirby.

Le dirigeant nord-coréen « Kim Jong-Un peut choisir, ce qu'il ne semble pas disposé à faire, de réduire les tensions sur la Péninsule coréenne, de se concentrer sur les ressources pour son peuple, sur la paix et la sécurité, plutôt que de faire l'inverse avec ce genre de commentaires », a dénoncé le porte-parole américain.

Les forces sud-coréennes et américaines ont débuté lundi les plus importantes manoeuvres conjointes jamais organisées sur la péninsule coréenne, auxquelles Pyongyang a menacé de répliquer par des frappes nucléaires « à l'aveugle ». Ces exercices annuels entre les deux alliés aggravent systématiquement les tensions entre le Nord et le Sud.

Ils interviennent cette année dans un contexte particulièrement crispé, deux mois après le quatrième essai nucléaire de la Corée du Nord et un mois après un tir nord-coréen de fusée à longue portée, deux actions condamnées par le Conseil de sécurité de l'ONU qui vient de voter une nouvelle volée de sanctions contre le régime le plus isolé au monde.

M. Kirby a rappelé que les manoeuvres militaires entre Washington et Séoul étaient organisées « depuis 40 ans » et qu'« il serait [...] irresponsable de ne pas les poursuivre, dans le but de renforcer la coordination avec nos alliés sud-coréens ».

Le département d'État et le Pentagone ont par ailleurs confirmé que les États-Unis et la Corée du Sud avaient commencé à discuter du déploiement d'un bouclier antimissile américain en Corée du Sud pour faire face à la menace nord-coréenne,

Ce système THAAD (Terminal High Altitude Area Defence System) est censé tirer des missiles conçus pour intercepter et détruire des missiles balistiques alors qu'ils sont encore juste à l'extérieur de l'atmosphère ou bien qu'ils viennent d'y entrer, durant leur dernière phase de vol.

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