Christchurch commémore le dévastateur séisme de 2011

Au total, 185 personnes avaient été tuées dans... (ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

Au total, 185 personnes avaient été tuées dans le tremblement de terre qui avait frappé Christchurch.

ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Christchurch

Les habitants de la ville néo-zélandaise de Christchurch ont observé lundi une minute de silence, cinq ans après un séisme dévastateur, mais l'impatience monte quant aux retards de l'enquête et des indemnisations.

Au total, 185 personnes avaient été tuées dans le tremblement de terre de magnitude 6,3 qui avait frappé la capitale de l'île du Sud à l'heure du déjeuner, à 12h31 heure locale.

C'est à cette heure précise que la ville s'est figée lundi. Toute la journée, des habitants ont jeté des fleurs dans l'Avon, la rivière qui serpente dans l'agglomération.

Les joueurs des sélections néo-zélandaise et australienne de cricket, qui s'affrontaient à Hagley Oval, arboraient un brassard noir.

«Aujourd'hui, nous pensons au séisme de Christchurch et à ceux que nous avons perdu, et nous regardons l'avenir avec optimisme», a déclaré le Premier ministre John Key dans un message sur Twitter.

Ce sentiment n'est cependant pas partégé par tous les sinistrés de Christchurch, la rancoeur grandissant face aux lenteurs de l'enquête officielle et des indemnisations par les compagnies d'assurance.

L'épouse de Maan Alkaisi est une des 115 personnes qui a péri dans l'effondrement de l'immeuble CTV. Depuis qu'il est apparu que la construction ne respectait pas les normes, il ne cesse de demander que les responsables soient identifiés.

«Comment expliquez-vous le fait qu'on attende toujours, cinq ans après?», a-t-il déclaré au New Zealand Herald.

Ann Brower, unique survivante sur les neuf personnes qui se trouvaient dans un bus qui a été écrasé par un autre bâtiment, en veut à la municipalité de ne pas avoir bouclé la zone auparavant, sachant que cet immeuble avait été fragilisé cinq mois plus tôt par un autre tremblement de terre.

«Ce n'est pas le séisme qui a tué les passagers du bus, c'est le bâtiment», a-t-elle dit à Radio New Zealand.

«Non, non, ce n'était pas un accident. C'est la responsabilité de la municipalité de ne pas avoir demandé au propriétaire de l'immeuble de le réparer, de ne pas l'avoir détruit, de ne pas avoir mis une clôture.»

Un porte-parole de la mairie s'est refusé à tout commentaire, indiquant qu'il attendait les conclusions de l'enquête de police.

Dimanche, un millier d'habitants ont manifesté contre les retards des compagnies d'assurance.

Sarah Miles, auteur du livre Le fiasco de Christchurch, affirme que des milliers de personnes pâtissent de retards dans les remboursements ou de travaux de réparations baclés.

Ministre chapeautant la reconstruction de Christchuch, Gerry Brownlee assure au contraire que la ville récupère bien.

«La plupart des demandes de réglement ont été traitées par les compagnies d'assurance, la plupart des démolitions ont été faites, la plupart des réparations d'infrastructures aussi», a-t-il dit.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer