Malaisie : des milliers de manifestants contre l'accord de libre-échange transpacifique

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Le Partenariat transpacifique vise à créer la plus vaste zone de libre-échange au monde entre 12 pays - Canada, Brunei, Chili, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour - représentant 40 % de l'économie mondiale.

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Agence France-Presse
KUALA LUMPUR

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Kuala Lumpur contre l'accord de libre-échange transpacifique (TPP), demandant au gouvernement son rejet lors d'un débat parlementaire la semaine prochaine.

La manifestation, à l'appel de plusieurs ONG et de partis de l'opposition, a rassemblé plusieurs milliers de gens portant des T-shirts anti-TPP et brandissant des pancartes mettant en garde contre les risques de ce vaste pacte de libre-échange conclu à l'initiative des États-Unis.

Une petite centaine de protestataires s'étaient rassemblés près de la Place de l'Indépendance dans le centre de la capitale, et près de 3 000 autres, principalement des partisans du Parti islamique panmalaisien, une formation d'opposition, ont écouté, sur un autre espace situé à proximité, les discours des critiques de l'accord.

Une des figures de l'opposition, Chua Tian Chang, plus connu sous le nom de Tian Chua, a accusé le TPP de porter atteinte à la souveraineté de la Malaisie et affirmé qu'il entraînerait une « perte d'emplois et une hausse des prix des médicaments ».

Cet accord « ne va profiter qu'aux riches. Cela n'apportera rien aux pauvres en Malaisie et je n'y vois aucun bénéfice pour ma famille et moi-même », a déclaré Mohammad Noor Ismail, un étudiant.

Le Partenariat transpacifique vise à créer la plus vaste zone de libre-échange au monde entre 12 pays : Canada, Brunei, Chili, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Vietnam, États-Unis, Japon et Australie.

En octobre, ces pays, représentant 40 % de l'économie mondiale, sont parvenus à un accord sur ce partenariat, considéré comme un succès diplomatique pour Washington.

La Chine, exclue du TPP, et les États-Unis rivalisent pour faire accepter leur propre vision du libre-échange dans cette région très peuplée et active économiquement.

L'accord sera officiellement signé le 4 février en Nouvelle-Zélande à Aukland, a annoncé jeudi le ministre néo-zélandais du Commerce, Todd McClay. Chaque pays a ensuite deux ans pour achever le processus de ratification avant que l'accord n'entre en vigueur.

Le gouvernement malaisien devrait signer et faire ratifier le TPP mais, pour ses adversaires, il menace les droits des travailleurs et la protection de l'environnement.

Le Parlement malaisien doit se prononcer la semaine prochaine sur la signature de l'accord, qui prévoit une ouverture substantielle des marchés aux produits agricoles du Canada, des États-Unis et du Japon (sucre, riz, fromage, boeuf) et la mise en place de mécanismes autorisant le règlement de conflits directement entre les investisseurs et les gouvernements.

Les opposants à l'accord critiquent le secret qui a entouré les négociations et ont mis en garde contre les protections jugées trop importantes accordées aux sociétés étrangères.

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