Les sanctions ne changeront pas l'attitude de Pyongyang, dit un expert

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Bien que Pyongyang soit déjà sous le coup de sanctions strictes, l'ONU menace de les alourdir.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les sanctions seules ne changeront pas l'attitude de Pyongyang après son nouvel essai nucléaire, la Chine devant être encouragée et non menacée pour changer de stratégie à l'égard de son allié nord-coréen, a estimé jeudi un expert américain.

L'influence de la Chine sur son voisin est au centre de toutes les attentions après l'essai atomique auquel a procédé la Corée du Nord mercredi, son quatrième depuis 2006.

Bien que Pyongyang soit déjà sous le coup de sanctions strictes, l'ONU menace de les alourdir.

La Chine, membre permanent du Conseil de sécurité, soutient que le dialogue est le seul moyen de modérer l'attitude de la Corée du Nord, vers laquelle Pékin exporte ses marchandises.

Joseph DeThomas, ancien ambassadeur et haut responsable américain responsable de la non-prolifération, a défendu jeudi lors d'une conférence à Washington, l'idée que les Occidentaux doivent encourager la Chine à modifier sur le long terme ses relations avec la Corée du Nord.

«Il faut voir la réalité en face, les sanctions seules ne vont pas avoir de poids contre la politique nord-coréenne en l'absence de changement fondamental dans la politique chinoise», a souligné M. DeThomas.

«Pour moi, l'objectif numéro un de la diplomatie est de savoir comment entamer un changement dans la politique chinoise pour les amener à un autre niveau», a-t-il poursuivi.

Jeffrey Lewis, un expert du centre James Martin pour les Études sur la non-prolifération, est également intervenu lors de la conférence de l'Institut américano-coréen du centre universitaire SAIS.

Le test du 6 janvier était probablement celui d'une arme «à fission dopée» d'une puissance d'environ 10 kilotonnes, largement supérieure à celle d'une bombe thermonucléaire, a avancé cet expert.

Les armes à fission dopée utilisent une petite quantité d'énergie de fusion pour produire une explosion plus puissante que celle d'une simple bombe à fission.

Une autre hypothèse moins probable, selon M. Lewis, est que Pyongyang ait tenté sans succès de faire exploser «une arme thermonucléaire classique à deux étages».

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