HRW demande à la Corée du Nord de mettre fin au travail forcé

Des ouvriers chargés de sacs traversent un pont... (PHOTO ED JONES, AFP)

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Des ouvriers chargés de sacs traversent un pont à Pyongyang, le 8 octobre. Selon HRW, le travail forcé se retrouve au centre de l'économie nord-coréenne.

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Agence France-Presse
SÉOUL, Corée du Sud

Human Rights Watch a demandé jeudi à la Corée du Nord d'arrêter de contraindre ses habitants à travailler gratuitement, l'accusant d'être un «exploiteur prédateur» au moment où elle s'apprête à célébrer le 70e anniversaire du parti unique.

L'association de défense des droits de l'homme a accusé les autorités nord-coréennes de vouloir par la pratique du travail forcé contrôler les habitants et se maintenir au pouvoir, tout en en tirant des bénéfices économiques.

«Il ne pourrait y avoir de contraste plus saisissant entre la fiction d'un paradis prolétaire nord-coréen et la réalité d'un système qui force les gens à travailler gratuitement pour construire son économie», a déclaré le directeur adjoint de la branche asiatique de HRW, Phil Robertson.

«Si Pyongyang veut vraiment célébrer son parti fondateur, elle doit mettre un terme à son exploitation prédatrice de la force de travail de sa population».

La Corée du Nord doit fêter l'anniversaire de la création du Parti des travailleurs samedi avec un gigantesque défilé militaire destiné à faire la démonstration de sa puissance.

De nouvelles statues à la gloire de ses dirigeants décédés ont été érigées à travers le territoire.

Le travail forcé fait partie du quotidien des Nord-Coréens, a également Human Rights Watch. L'ONG dit avoir parlé à des étudiants qui ont expliqué devoir travailler dans des fermes deux mois par an sans être payés.

«Le travail forcé en Corée du Nord est devenu si fréquent qu'il n'est pas exagéré de dire qu'il domine la vie quotidienne des gens ordinaires», a ajouté M. Robertson. «Il y a une crise des droits de l'homme cachée en Corée du Nord, qui est dans l'ombre depuis trop longtemps».

Les Nations unies comme les ONG disent que le travail forcé sert pour partie à assurer la domination du régime.

Ce système s'est retrouvé au centre de l'économie, le gouvernement cherchant à compenser la perte de main d'oeuvre consécutive à la famine dévastatrice des années 1990.

«Le Conseil de sécurité des Nations unies doit agir maintenant et exiger que la Corée du Nord mette fin à ce système économique abusif construit sur l'exploitation», ajoute HRW.

Pyongyang dément avec véhémence tout abus des droits de la personne, affirmant qu'il s'agit d'une campagne de diffamation orchestrée par les États-Unis pour lui nuire.

L'année dernière, un rapport d'enquête de l'ONU avait accusé la Corée du Nord de se rendre coupable de violations des droits de l'homme «sans égal dans le monde contemporain».

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