Japon: les habitants de Nahara, près de Fukushima, peuvent rentrer chez eux

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Environ 100 000 habitants d'une dizaine de municipalités situées autour de Fukushima ne peuvent toujours pas revenir chez eux. (photo: la ville de Romioka, désertée après la catastrophe nucléaire)

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Mari Yamaguchi
Agence France-Presse
NARAHA, Japon

Le gouvernement japonais a levé, samedi, l'ordre d'évacuation pour Naraha, une ville du nord-est du Japon, qui avait obligé les 7400 résidants de la municipalité à quitter leur foyer à la suite de la catastrophe de la centrale nucléaire Fukushima il y a plus de quatre ans.

Sept villes ont été complètement évacuées dans la foulée du tremblement de terre et du tsunami qui ont endommagé les réacteurs de la centrale en mars 2011. Nahara est la première à voir l'interdiction être annulée.

Selon Tokyo, les efforts de décontamination ont entraîné une baisse suffisante des niveaux de radiation pour déclarer Nahara de nouveau sûre.

Un sondage mené par les autorités nippones montre toutefois que 53% des habitants de la municipalité, qui se trouve à 20 kilomètres au sud de Fukushima, ne sont pas prêts à se réinstaller de façon permanente dans la ville ou hésitent à y retourner.

Certains disent avoir trouvé un emploi ailleurs alors que d'autres sont toujours inquiets à propos des radiations.

Naraha est en quelque sorte un test alors que la plupart des résidants demeurent réticents à retourner chez eux en raison des possibles risques pour la santé et du manque de services. Dans la ville abandonnée, un tronçon du réseau ferroviaire national est toujours hors d'usage et ses rails sont couverts d'herbe. Des maisons tombent en ruines et des bandes de sangliers rôdent dans les rues la nuit.

Une centaine de ménages sur 2600 sont revenus à Nahara depuis le début d'une période d'essai en avril. L'an dernier, Tokyo avait levé l'ordre d'évacuation pour certains secteurs de deux municipalités voisines, mais seulement la moitié des résidants étaient retournés dans leur ancienne ville.

Environ 100 000 habitants d'une dizaine de municipalités situées autour de Fukushima ne peuvent toujours pas revenir chez eux. Le gouvernement japonais espère lever tous les ordres d'évacuation, sauf pour les zones les plus contaminées près de la centrale, d'ici mars 2017, un projet que plusieurs évacués considèrent comme une tentative des dirigeants nippons pour promouvoir l'excellence de l'opération de décontamination du site en prévision des Jeux olympiques d'été de Tokyo en 2020.

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