Le premier ministre nord-coréen adjoint Choe Yong-Gon a été exécuté pour avoir exprimé son désaccord avec la politique du numéro un Kim Jong-Un, a affirmé mercredi l'agence sud-coréenne Yonhap, citant une source anonyme.

Si cette exécution est confirmée, ce sera la deuxième depuis le début de l'année, après l'annonce en avril de celle du ministre nord-coréen de la Défense Hyon Yong-chol, qui n'a pas été confirmée par Pyongyang.

Selon Yonhap, le premier ministre nord-coréen adjoint, entré en fonctions en juin 2014, est passé devant le peloton d'exécution en mai après avoir émis des critiques sur les politiques forestières mises en oeuvre par le dirigeant nord-coréen. L'agence précise que sa source dispose de «connaissances sur le Nord».

Choe Yong-Gon a été vu la dernière fois dans les médias officiels nord-coréens en décembre à l'anniversaire de la mort de Kim Jong-Il, père du dirigeant actuel Kim Jon-Un, a déclaré le ministère sud-coréen de l'Unification.

Séoul «surveille de près l'éventualité de changements dans la situation de M. Choe», a déclaré le ministère, qui est responsable des affaires intercoréennes.

En avril, les services secrets sud-coréens avaient annoncé que le ministre nord-coréen de la Défense avait été victime d'une purge et avait pu être exécuté au canon antiaérien pour insubordination et avoir sommeillé pendant des défilés militaires.

Les autorités nord-coréennes n'ont pas confirmé cette exécution.

Mais la Corée du Nord a annoncé en juillet avoir nommé au poste de ministre de la Défense le général quatre étoiles Pak Yong-sik.