Inde: 10 morts dans l'attaque d'un poste de police près du Pakistan

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Des policiers du Pendjab prennent position alors que des hommes armés ont lancé une attaque contre le poste de police de Gurdaspur, le 27 juillet.

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Agence France-Presse
NEW DELHI

Au moins quatre policiers et trois civils ont été tués lundi en Inde dans une attaque contre un poste de police, qui a duré près de onze heures, lancée par des hommes armés près de la frontière instable avec le Pakistan.

Les trois assaillants ont été tués par les forces de sécurité, a annoncé la police, précisant qu'il était «trop tôt» pour fournir des informations sur leur identité.

Ils s'étaient retranchés dans les quartiers résidentiels du poste de police de Gurdaspur, dans l'État septentrional du Pendjab divisé après sa partition en 1947 entre l'Inde et le Pakistan, puissances nucléaires rivales.

L'attaque, émaillée de très nombreux échanges de tirs et qui a provoqué l'angoisse des habitants, a pris fin en fin d'après-midi, avec l'entrée des forces de sécurité dans le bâtiment.

Quatre policiers ont trouvé la mort dans cette opération. Par ailleurs, un civil a péri quand les insurgés ont ouvert le feu sur un bus et deux autres sont morts dans l'assaut du poste de police, a détaillé Sumedh Saini, directeur général de la police pour le Pendjab.

Selon les médias indiens, les insurgés avaient d'abord ouvert le feu sur un bus et un automobiliste pour lui voler son véhicule avant d'attaquer le poste de police.

Cinq bombes ont par ailleurs été retrouvées sur une voie de chemin de fer à proximité des lieux.

Il s'agit de la première attaque de cette ampleur depuis plus de dix ans au Pendjab indien.

Le ministre de l'Intérieur, Rajnath Singh, a ordonné un renforcement des mesures de sécurité à la frontière avec le Pakistan.

Une réponse nationale

Pour le premier ministre de l'État, Prakash Singh Badal, «l'activité des insurgés est un problème fédéral, pas celui d'un État, la réponse doit être nationale».

«Si le travail de renseignement avait été fait en amont, il aurait suffi de fermer la frontière», a ajouté le responsable à la presse, suggérant que les assaillants venaient du Pakistan.

Ces attaques sont relativement fréquentes dans la région du Cachemire, déchirée elle aussi depuis 1947, mais elles sont rares au Pendjab voisin à majorité sikhe.

Certains médias émettent l'hypothèse que les assaillants aient pu pénétrer au Pendjab depuis le Cachemire.

En novembre dernier, 55 personnes avaient été tuées dans un attentat perpétré à Wagah, au Pendjab pakistanais, principal poste de frontière indo-pakistanais.

Selon Delhi et Islamabad, cet attentat avait été commis en représailles à l'opération de l'armée pakistanaise, déclenchée à la mi-juin, dans des fiefs des insurgés, près de la frontière afghane.

L'Inde accuse régulièrement le Pakistan de fermer les yeux sur les infiltrations de combattants séparatistes armés au Cachemire. Le Pakistan accuse aussi l'Inde de soutenir les rebelles sécessionnistes dans sa province du Baloutchistan (sud-ouest).

L'Inde et le Pakistan multiplient cependant les gestes d'apaisement et de coopération. Le premier ministre indien, le nationaliste Narendra Modi, a accepté une invitation de son homologue pakistanais Nawaz Sharif à se rendre l'an prochain à Islamabad.

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