Corée du Sud: 5e cas mortel de coronavirus MERS

Le premier ministre par intérim Choi Kyung-Hwan a... (Photo Bae Jae-man, AP)

Agrandir

Le premier ministre par intérim Choi Kyung-Hwan a déclaré dimanche que les autorités fourniraient des «efforts tous azimuts» pour lutter contre l'épidémie.

Photo Bae Jae-man, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
SÉOUL

La Corée du Sud a fait état dimanche d'un cinquième décès dû au coronavirus MERS et promis une campagne «tous azimuts» pour tenter de contrôler la propagation de l'épidémie, la plus importante en dehors de l'Arabie saoudite.

Quatorze nouveaux cas de contamination, dont un mortel, ont été recensés samedi soir, portant le total à 64, a annoncé le ministère de la Santé.

Ces nouveaux cas figurent parmi les 1820 personnes placées en quarantaine à l'hôpital ou à domicile, après avoir été exposées au virus.

Le premier cas avéré de coronavirus MERS, un virus plus mortifère, mais moins contagieux que celui du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS, près de 800 morts dans le monde en 2003) avait été constaté le 20 mai chez un patient de retour du Moyen-Orient.

Le premier ministre par intérim Choi Kyung-Hwan a déclaré dimanche que les autorités fourniraient des «efforts tous azimuts» pour lutter contre l'épidémie.

Il a appelé la population à ne pas céder à la panique, car les 64 personnes contaminées se trouvaient déjà à l'hôpital.

«Nous pouvons contrôler la situation, car (...) l'épidémie ne se propage pas au dehors», a-t-il dit lors d'un point presse.

«Les gens ne doivent pas réagir de manière excessive et doivent coopérer étroitement (avec les autorités) pour minimiser l'impact sur l'économie», a-t-il ajouté.

Les 24 hôpitaux accueillant des patients sont situés pour la plupart à Séoul ou dans la province avoisinante de Gyeongi.

Les autorités de la localité portuaire de Busan, la deuxième plus grande ville de Corée du Sud dans le sud du pays, ont toutefois fait état d'une contamination, ce qui ajoute aux inquiétudes quant aux risques de voir l'épidémie se propager dans tout le pays.

Les autorités sud-coréennes sont accusées d'avoir tardé à prendre des mesures pour identifier les porteurs potentiels après le diagnostic du premier infecté. Elles sont aussi critiquées pour n'avoir pas empêché un porteur probable de se rendre en Chine.

L'inquiétude est générale en Corée du Sud. Plus de 1300 écoles ont fermé leurs portes, les voyages scolaires ont été annulés, de même que les événements publics et manifestations sportives.

Plus de 53 000 visiteurs étrangers ont annulé leur voyage en Corée du Sud depuis la semaine dernière, d'après l'office du tourisme national.

Plus de 20 pays ont été touchés par le virus, pour lequel il n'existe aucun vaccin ou traitement. Selon le dernier bilan de l'OMS publié jeudi, 1179 cas d'infection ont été confirmés au niveau mondial, dont au moins 442 mortels.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer