Corée du Sud: deux cas mortels de coronavirus MERS

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Selon le ministère de la Santé, 682 personnes ont été exposées directement ou indirectement au virus.

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Agence France-Presse
Séoul

Le ministère de la Santé a confirmé mardi que deux personnes atteintes du coronavirus MERS étaient mortes en Corée du Sud, où 25 personnes au total ont été contaminées.

Une femme âgée de 58 ans, décédée tard lundi soir de déficience respiratoire aiguë, a été testée positive au coronavirus MERS. La seconde victime est un homme de 71 ans, qui avait été testé positif il y a quelque jours et qui est décédé mardi.

Le nombre total de personnes infectées s'élevait à 25 lundi soir, dont les deux personnes décédées, a précisé le ministère dans un communiqué.

Cette épidémie, la plus importante à survenir en dehors du Moyen-Orient, a déclenché une vive inquiétude en Corée du Sud, la quatrième économie d'Asie.

Le premier cas avéré de coronavirus MERS, un virus plus mortel mais moins contagieux que celui du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui avait fait près de 800 morts dans le monde en 2003, avait été constaté le 20 mai.

Le ministère de la Santé avait rapporté lundi que 682 personnes, exposées directement ou indirectement au virus, avaient été placées en quarantaine ou en observation mais ce chiffre devrait grimper.

L'origine de cette épidémie est imputée à un homme de 68 ans diagnostiqué deux semaines après son retour d'un séjour au Moyen-Orient au cours duquel il a passé deux jours en Arabie saoudite, premier foyer de la maladie.

Le Premier ministre par intérim Choi Kyung-Hwan a promis des «efforts tous azimuts mardi» pour limiter la propagation de la maladie et tenter de calmer «la panique naissante» de la population.

«Les gens pensent que la réaction des autorités sanitaires a été mauvaise et insuffisante», a-t-il dit, lors d'une réunion d'urgence avec ces mêmes autorités. «Nous devons faire usage de l'ensemble de nos ressources nationales pour apaiser leurs inquiétudes».

Les autorités sud-coréennes sont accusées d'avoir tardé à prendre des mesures pour identifier les porteurs potentiels après le diagnostic du premier infecté. Elles sont aussi critiquées pour n'avoir pas empêché un porteur probable de se rendre en Chine.

Cet homme de 44 ans, dont le père était porteur du virus, avait passé outre les consignes de prudence et pris l'avion pour Hong Kong et la Chine continentale avant d'être déclaré contaminé vendredi.

L'homme se trouve sous quarantaine dans la ville chinoise de Huizhou.

Plus de 20 pays ont été touchés par le virus, pour lequel il n'existe aucun vaccin ou traitement. La plupart des cas ont été recensés en Arabie saoudite, qui a enregistré plus de 400 cas mortels depuis 2012.

Comme le virus responsable du SRAS, le coronavirus MERS provoque une infection des poumons, et les personnes touchées souffrent de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires. A la différence du SRAS, il génère aussi une défaillance rénale. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, 36% des malades connus sont décédés.

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