Bangladesh: la leader de l'opposition cible de tirs

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La télévision locale a montré des images d'une foule attaquant la voiture de Mme Zia avec des barres de fer, des bâtons et des pierres.

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Agence France-Presse
Dacca

La voiture dans laquelle circulait la dirigeante de l'opposition au Bangladesh Khaleda Zia a été la cible de plusieurs tirs alors qu'elle s'était arrêtée dans un marché à Dacca, a indiqué lundi sa secrétaire à l'AFP.

Mme Zia, qui faisait campagne pour un candidat de son parti Bangladesh Nationalist Party (BNP) aux élections municipales, où il brigue la mairie fin avril, «n'a survécu que parce que sa voiture est blindée», a souligné sa secrétaire, Shimul Biswas. Cette dernière était à ses côtés dans le véhicule au moment de l'attaque. La carrosserie portait les traces d'impacts de balles, selon elle.

La secrétaire a ajouté que six gardes de sécurité et partisans de Mme Zia avaient été blessés lors des affrontements.

Un porte-parole de la police a indiqué à l'AFP avoir ouvert une enquête pour usage d'armes à feu. «Des gens ont dit qu'ils avaient entendu des tirs d'armes à feu pendant les heurts. Nous enquêtons», a dit ce porte-parole, Jahangir Alam.

La télévision locale a montré des images d'une foule attaquant la voiture de Mme Zia avec des barres de fer, des bâtons et des pierres. Les protestataires scandaient des slogans pro-gouvernementaux.

Le BNP a appelé à une grève générale dans le pays mercredi, sauf à Dacca et dans le port de Chittagong, pour protester contre cette attaque.

Khaleda Zia, 69 ans, avait été «confinée» dans ses bureaux par les autorités pendant plus de trois mois depuis le 3 janvier, date à laquelle elle avait appelé ses partisans à mettre en oeuvre un blocus des transports pour tenter de renverser le gouvernement de sa rivale, la Première ministre Sheikh Hasina.

Les violences qui ont suivi son appel au blocus et son assignation à résidence avaient fait plus de 120 morts. Les partisans de l'opposition ont lancé des bombes incendiaires contre des autobus et des camions tandis que la police avait répliqué à balles réelles.

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