La Chine libère cinq militantes féministes

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Wang Man, Zheng Churan, Wu Rongrong, Wei Tingting et Li Tingting ont été arrêtées en mars alors qu'elles prévoyaient distribuer des tracts et des autocollants contre la violence conjugale.

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Christopher Bodeen, Isolda Morillo
Associated Press
Pékin

Les autorités chinoises ont libéré les cinq militantes féministes dont la détention avait provoqué l'indignation à l'échelle internationale tout en démontrant la sévérité du gouvernement au chapitre du militantisme social indépendant, ont annoncé leurs avocats, lundi.

Liang Xiaojun a déclaré que les cinq femmes avaient été libérées de façon conditionnelle après plus d'un mois d'emprisonnement. Elles pourront toujours faire l'objet d'accusations. En soirée, elles étaient toutes revenues ou se dirigeaient vers la maison.

Les autres avocats des détenus n'ont pu être joints par téléphone mais ils ont tous affiché des messages sur les réseaux sociaux annonçant la libération de leurs clientes. La prison du district de Haidian, dans l'ouest de Pékin, ne répondait pas au téléphone.

Selon Amnistie internationale, la libération de ces femmes représente «une étape encourageante mais incomplète». L'organisation demande l'abandon de toute poursuite contre les cinq militantes.

Wang Man, Zheng Churan, Wu Rongrong, Wei Tingting et Li Tingting ont été arrêtées en mars alors qu'elles prévoyaient distribuer des tracts et des autocollants contre la violence conjugale. Elles ont été accusées d'avoir voulu perturber l'ordre public et faisaient face à des peines d'emprisonnement maximales de trois ans. Cinq autres militantes qui avaient aussi été arrêtées avaient été libérées.

Leur incarcération avait été condamnée par la candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton, l'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Samantha Power, le ministère des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne et l'Union européenne.

La police de Pékin avait refusé de commenter cette affaire. Le ministère chinois des Affaires étrangères avait demandé à ceux qui critiquaient le gouvernement «d'arrêter de faire de l'ingérence contre la souveraineté judiciaire de la Chine».

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