Tony Abbott attise à nouveau la polémique

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Une semaine cauchemardesque pour le premier ministre australien Tony Abbott.

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Agence France-Presse
SYDNEY

Le premier ministre australien, Tony Abbott, a une nouvelle fois soulevé la controverse après une intervention au parlement sur la récente arrestation de terroristes présumés et une comparaison douteuse entre holocauste et chômage, couronnant une semaine cauchemardesque.

Sur la sellette depuis plusieurs mois, le chef de l'exécutif australien a échappé en début de semaine à une motion de défiance des parlementaires de sa formation, le parti Libéral, qui mettent en cause ses décisions arbitraires et sa mauvaise gouvernance.

Tony Abbott a promis plus de «collégialité et de consultation», mais il n'a pas tardé à redonner du grain à moudre aux frondeurs de sa majorité.

Devant le parlement jeudi, il a en effet révélé le contenu d'une vidéo saisie lors de l'arrestation la veille de deux terroristes présumés, qui selon la police, s'apprêtaient à perpétrer un attentat.

Or, des avocats ont estimé que ces détails et le fait d'avoir qualifié ces faits «d'extrémisme monstrueux» devant la représentation nationale pourraient porter préjudice au futur procès des deux hommes, Omar Al-Kutobi, 24 ans, et Mohamed Kiad, 25 ans.

«Ce qui pourrait arriver est que le tribunal se trouve dans l'impossibilité de constituer un jury qui n'aurait pas été influencé par ces déclarations», a déclaré Jane Needham, bâtonnier du barreau de Nouvelle-Galles-du-Sud.

Un drapeau de l'organisation État islamique (EI), une machette, un couteau de chasse et une vidéo en arabe avaient été saisis par la police.

«Le premier ministre n'a fait que citer la traduction (du contenu de la vidéo), avec l'aval du commissaire de la police fédérale, Andrew Colvin,» a répliqué un membre du cabinet de Tony Abbott.

Sur un autre front, le chef du gouvernement est sous le feu des critiques pour avoir qualifié «d'holocauste» les suppressions d'emploi sous le précédent gouvernement travailliste, alors qu'il était interrogé au parlement sur son programme économique.

«De tels commentaires ne devraient pas avoir droit de cité dans le débat politique australien, et ne devraient jamais pouvoir être tenus par le premier d'entre nous», a fustigé Mark Dreyfus, député travailliste, contraignant M. Abbott à s'amender.

À cette semaine noire, il faut aussi ajouter la publication jeudi d'un rapport accablant de la commission australienne des droits de l'Homme sur les conditions de détention imposées aux enfants de demandeurs d'asile et un taux de chômage à 6,4% en janvier 2015, plus haut niveau depuis 13 ans.

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