La Corée du Nord exclut tout dialogue avec Washington

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Le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-un.

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Agence France-Presse
Séoul

La Corée du Nord a semblé mercredi exclure toute reprise du dialogue avec les États-Unis, menaçant de répondre à toute «guerre d'agression» américaine par des frappes nucléaires et des actes de piratage informatique.

Cette déclaration, émanant de la Commission nationale de défense (CND), la plus haute instance militaire du pays, fait suite à des informations selon lesquelles des représentants des deux pays avaient pris langue en vue de raviver les pourparlers à six sur le programme nucléaire nord-coréen.

«Puisque les impérialistes américains assimilables à des gangsters clament qu'ils veulent mettre (la Corée du Nord) à genoux, l'armée et le peuple de la République populaire démocratique de Corée ne peuvent qu'informer officiellement l'administration Obama (....) que la RPDC n'a ni le besoin ni l'envie de s'asseoir à la table de négociations avec les États-Unis», a déclaré la CND.

Si les États-Unis engagent une «guerre d'agression» contre Pyongyang, la Corée du Nord y répliquera «à l'aide de ses propres frappes nucléaires», a ajouté la commission, citée par l'agence officielle KCNA. De la même façon, si les États-Unis tentent «d'abattre la Corée du Nord à l'aide de cyber-attaques, celle-ci réagira avec ses propres armes informatiques, ce qui précipitera la ruine finale des États-Unis».

Le quotidien américain Washington Post avait rapporté lundi que des émissaires américains et nord-coréens parlaient secrètement de l'idée de «pourparlers sur les pourparlers» à six, mais n'étaient pas parvenus à se mettre d'accord sur les modalités pratiques.

La dernière séance de discussions entre les deux Corées, la Chine, la Russie, le Japon et les États-Unis avait eu lieu en décembre 2008.

L'objectif des pourparlers à six est de persuader la Corée du Nord de renoncer à ses armes nucléaires en échange d'une aide et d'autres avantages tels que des garanties de sécurité et la normalisation des relations diplomatiques.

La porte-parole du département d'État américain Jen Psaki a rétorqué que la position de Washington n'avait pas bougé. Les États-Unis «continuent de proposer à Pyongyang de meilleures relations bilatérales» si la Corée du Nord s'engage dans la dénucléarisation, a-t-elle déclaré.

La Corée du Nord a mené trois essais nucléaires, en 2006, 2009 et 2013.

La Corée du Nord est coutumière de discours grandiloquents sur les États-Unis et ses dirigeants.

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