L'Inde célèbre le jour de la République en présence d'Obama

En visite jusqu'à mardi à New Delhi, Barack... (PHOTO ADNAN ADIDI, REUTERS)

Agrandir

En visite jusqu'à mardi à New Delhi, Barack Obama est le premier président américain en exercice à être l'invité d'honneur du jour de la République.

PHOTO ADNAN ADIDI, REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Étienne FONTAINE
Agence France-Presse
NEW DELHI

Équipement militaire russe, chameaux recouverts de guirlandes fleuries: l'Inde a célébré lundi sous la pluie le Jour de la République avec le président américain Barack Obama comme invité de marque, symbole de l'amitié entre les deux pays affichée par leurs dirigeants.

En visite jusqu'à mardi à New Delhi, M. Obama est le premier président américain en exercice à être l'invité d'honneur de ce défilé qui célèbre tous les 26 janvier l'entrée en vigueur de la Constitution postcoloniale de l'Inde en 1950.

Barack Obama et sa femme Michelle ont été accueillis sous une fine pluie par le premier ministre indien Narendra Modi, portant un imposant turban multicolore. Les deux hommes ont assisté à la parade depuis une estrade entourée d'une vitre blindée.

La capitale indienne a été placée sous haute sécurité pour cette parade, un défilé haut en couleur de la puissance militaire indienne et de sa diversité culturelle.

Aucun avion ne pouvait survoler la zone et des tireurs d'élite ont été placés sur les toits le long du parcours tandis que 15 000 caméras de surveillance ont été installées.

Les forces indiennes ont déployé une large panoplie de leur équipement militaire, pour beaucoup de fabrication russe, tandis que chaque État du pays se présentait sous la forme d'un tableau fleuri et animé.

Particulièrement attendue par le public, la garde montée de la police des frontières a défilé sur ses chameaux recouverts de guirlandes fleuries.

La présence du président américain concrétise un tournant dans les relations des États-Unis avec le nouveau dirigeant indien qui était encore persona non grata il y a un an à Washington.

Dès dimanche, Obama et Modi ont insisté sur leur amitié et leur confiance, mais en dehors d'une relance de la coopération dans le nucléaire civil, cette première journée de rencontres n'a donné lieu à aucune annonce majeure.

«Les relations entre les pays dépendent peu des points et des virgules (sur un document), mais beaucoup des relations entre leurs dirigeants, de l'alchimie entre eux», a fait valoir le premier ministre indien.

«Barack et moi avons développé une véritable amitié», a-t-il ajouté, soulignant que cela contribuait à rapprocher «Washington et New Delhi, mais également les peuples des deux pays».

Cette entente entre les deux hommes marque un changement d'atmosphère dans les relations américano-indiennes, qui s'étaient dégradées fin 2013 en raison d'un différend sur le sort d'une diplomate indienne arrêtée à New York.

En outre, pendant une décennie, les États-Unis n'avaient eu aucune relation avec Modi, qui s'était vu refuser un visa en 2005 en raison des émeutes antimusulmanes ayant ensanglanté l'État du Gujarat qu'il dirigeait en 2002.

Rencontre avec des patrons

Dimanche les deux dirigeants ont promis de faire avancer leur coopération dans le nucléaire civil.

Ils ont également évoqué la question du changement climatique. L'Inde est le troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine et les États-Unis, deux pays qui ont conclu il y a deux mois un accord sur le niveau de leurs émissions.

Obama et Modi ont promis de coopérer, mais New Delhi s'est gardé de prendre des engagements à l'approche du sommet mondial sur le climat qui aura lieu en décembre à Paris.

Les deux dirigeants doivent s'adresser lundi à un parterre de patrons à l'occasion d'un événement organisé par l'US-India Business Council. Modi a lancé une grande campagne de communications pour attirer les investissements étrangers.

Les échanges commerciaux entre les deux géants ont pratiquement quintuplé depuis 2000 et s'élèvent désormais à 100 milliards de dollars par an. L'objectif affiché par Washington est de multiplier de nouveau ce chiffre par cinq au cours des années à venir.

Le président américain devait initialement visiter le Taj Mahal mardi, mais il a annulé son déplacement pour se rendre en Arabie saoudite afin de rencontrer le nouveau roi Salmane.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer