Bangladesh: plus de 7000 militants de l'opposition arrêtés

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Un polciier tente de stopper des heurts entre opposants et partisans dela première ministre Sheikh Hasina, lors d'une manifestation à Dacca, le 15 janvier.

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Agence France-Presse
DACCA

Les forces de l'ordre au Bangladesh ont arrêté plus de 7000 partisans de l'opposition depuis le début des manifestations meurtrières contre le gouvernement début janvier, a annoncé mercredi le gouvernement.

Ces militants ont lancé des bombes incendiaires sur des bus, voitures et camions, tuant 29 personnes depuis le début du blocus des transports lancé par l'opposition pour protester contre le confinement de leur chef Khaleda Zia dans son bureau. Ce confinement a été levé lundi.

Le ministre des Industries Amir Hossain Amu a indiqué aux journalistes, après avoir présidé une réunion du gouvernement sur la sécurité à Dacca, que 7015 personnes avaient été arrêtées dans les 15 jours qui ont suivi le début du blocus.

Les troubles ont éclaté après le confinement de Zia qui avait menacé de conduire une manifestation monstre contre sa rivale, la première ministre Sheikh Hasina. Zia demande l'organisation de nouvelles élections législatives, le scrutin controversé de l'an dernier ayant été boycotté par les partis de l'opposition qui anticipaient des fraudes.

Conséquence de ce boycottage, le parlement ne compte pratiquement pas de représentants de l'opposition pour ce mandat de cinq ans.

La dirigeante du gouvernement Hasina accuse régulièrement sa rivale Zia de vouloir provoquer «l'anarchie» dans le pays et le gouvernement l'a menacée de poursuites pour meurtres en raison de la violence du mouvement de protestation.

Hasina et Zia, qui ont alternativement dirigé le Bangladesh pendant la plupart de ces trente dernières années, entretiennent des relations exécrables et échangent fréquemment insultes et piques.



Mandat d'arrêt contre le rédacteur en chef du principal journal

Un tribunal du Bangladesh a publié mercredi un mandat d'arrêt contre le rédacteur en chef du principal quotidien du pays pour la publication d'une caricature et d'un article jugés offensants à l'égard des musulmans, a indiqué à l'AFP le procureur.

Matiur Rahman, rédacteur en chef du quotidien bengali Prothom Alo, est accusé d'avoir offensé le sentiment religieux dans une affaire portée en justice en octobre.

Les accusations portent sur une caricature publiée en 2007 qui utilise le nom de «Mohammed», un prénom très commun au Bangladesh qui est également celui du Prophète, et un article publié en 2013 qui présente une interprétation erronée d'un verset du Coran, selon les magistrats.

Le juge a lancé un mandat d'arrêt contre M. Rahman après qu'il ne s'est pas présenté à trois convocations consécutives, a précisé le procureur Alam Khan Kamal à l'AFP.

M. Rahman n'était pas joignable mercredi pour commenter.

Le quotidien Prothom Alo, le plus lu du pays, est diffusé à environ un demi-million d'exemplaires. Le journal a la réputation d'être politiquement neutre.

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