Le pape en Asie, en quatre mots

Le pape François a célébré une messe en... (PHOTO ERANGA JAYAWARDENA, AP)

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Le pape François a célébré une messe en plein air hier au Sri Lanka devant des milliers de fidèles.

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Le pape visite depuis mardi le Sri Lanka et arrive aujourd'hui aux Philippines. C'est son deuxième voyage en Asie, après la Corée du Sud l'été dernier. Des foules sont attendues demain lors d'une messe suivie d'une rencontre avec des familles dans un centre commercial de Manille.

Yoga

« Vous pouvez suivre 1000 cours de catéchisme, 1000 cours de spiritualité, 1000 cours de yoga ou de zen. Mais rien de tout cela ne vous donnera la liberté d'un fils de Dieu. Seul le Saint-Esprit peut pousser votre coeur à dire «père». Seul le Saint-Esprit est capable de briser la dureté des coeurs. » Cette tirade du pape François, dimanche dernier lors d'une homélie, a été vue par les vaticanistes comme une attaque contre le relativisme religieux, qui voit des chrétiens embrasser le yoga plutôt qu'aller à la messe. Dans les années 90, des théologiens du Sri Lanka ont été critiqués par le Vatican Demi-Cadratin l'un d'entre eux, Tissa Balasuriya, a même été brièvement excommunié Demi-Cadratin à cause de leurs efforts pour établir des ponts entre le christianisme et les religions orientales. À son arrivée mardi au Sri Lanka, François a d'ailleurs déclaré que « pour vivre en harmonie avec leurs frères et soeurs, les hommes et les femmes ne doivent pas oublier leur propre identité, qu'elle soit ethnique ou religieuse ».

Bouddhisme

La montée de l'intégrisme ethno-religieux bouddhiste est récente, avec les pogroms antimusulmans en Birmanie et la victoire de la majorité bouddhiste sur la minorité tamoule hindoue au Sri Lanka. La canonisation, hier, d'un premier saint sri-lankais, Joseph Vaz, a permis au pape de souligner « l'importance de dépasser les divisions religieuses » et celle de la « liberté de conscience ». Le père Vaz, d'origine indienne et né à Goa, a rebâti, à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle, l'Église catholique au Sri Lanka, qui avait été décimée par la persécution calviniste après la conquête par les Hollandais de la colonie portugaise. Après la messe de canonisation, François a visité le sanctuaire marial de Madhu, situé en zone tamoule et qui, durant les derniers jours de la guerre, a été pilonné. Il y a eu une quinzaine de victimes parmi les fidèles qui s'y étaient réfugiés. Le sanctuaire a été érigé en 1670 par des catholiques fuyant les calvinistes et qui avaient demandé la protection de la Vierge durant leur fuite dans une forêt infestée de serpents.

Excités

Les « nouveaux Irlandais ». C'est le surnom que donnent les vaticanistes aux Philippins, selon John Allen, de l'hebdomadaire américain National Catholic Reporter. Le pays détient d'ailleurs le record de foule pour une messe papale, en 1995 : 4 à 5 millions de fidèles. Pour la messe de demain, « seulement » 1 million de personnes sont attendues. Un sondage affirme que 88 % des Philippins sont « très excités » par la visite papale et que 6 % sont simplement « excités », note M. Allen. Le pape François visitera des sinistrés du typhon Yolanda samedi. Ce sera aussi l'occasion pour le cardinal de Manille, Luis Antonio Tagle, parfois vu comme un papabile en raison de son charisme et de son humilité semblable à celle de François, d'être sous les projecteurs.

Voyageur

Malgré son grand âge 78 ans , le pape François a fait 7 voyages dans dans les deux premières années de son pontificat, soit autant que Jean-Paul II, qui avait 16 ans de moins lors de son élection. En tout, Jean-Paul II a fait 104 voyages à titre de pape. Benoît XVI, pour sa part, en a fait 25.

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