AirAsia: des sons provenant des boîtes noires détectés en mer

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Des plongeurs ont été envoyés à l'endroit où ces parties de l'épave ont été découvertes, dans la mer de Java.

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Olivia RONDONUWU
Agence France-Presse
PANGKALAN BUN

Les équipes de recherche de l'épave de l'avion d'AirAsia, qui s'est abîmé en mer en Indonésie le 28 décembre, ont détecté vendredi des sons provenant apparemment des boîtes noires contenant les paramètres du vol QZ8501, selon les autorités indonésiennes.

Mais les mauvaises conditions météo ont une nouvelle fois freiné les recherches au 13e jour, empêchant les équipes opérant en mer de Java de mettre la main sur les boîtes noires et de remonter la queue de l'avion.

«Un bateau a détecté les sons. Des plongeurs essayent de les atteindre», a déclaré à l'AFP un responsable des opérations en mer de Java, S.B Supriyadi, en référence aux boîtes noires.

«La localisation des sons serait proche de l'endroit où la queue de l'avion a été retrouvée», a-t-il ajouté à Pangkalan Bun, ville dotée d'un aéroport le plus proche de la zone des recherches auxquelles participent plusieurs pays parmi lesquels la France.

Les boîtes noires émettent des signaux acoustiques qui peuvent être détectés en général pendant 30 jours suivant un accident.

Les autorités indonésiennes avaient annoncé mercredi avoir retrouvé la queue de l'avion, section arrière qui abrite généralement les boîtes enregistrant des informations liées au vol, cruciales pour déterminer les causes de la chute de l'appareil avec 162 personnes à son bord.

Aucun signal acoustique n'avait été détecté jusqu'ici. Depuis mercredi, des plongeurs concentrent leurs efforts sur la queue de l'avion et autour, les autorités estimant que les boîtes noires devraient se trouver là, à moins qu'elles n'aient été déplacées.

Les difficultés liées à la météo se poursuivaient vendredi. D'importants courants freinaient la mise en place de sacs de levage flottants au fond de la mer pour remonter la queue de l'avion: «Nous avons essayé, sans succès. Nous allons réessayer», a déclaré à l'AFP. M. Supriyadi.

«Les équipes sur place ont dit que la visibilité se limitait à un mètre et qu'ils ne pouvaient pas voir. Le courant et les vagues devenaient si forts qu'ils ne pouvaient pas travailler efficacement».

«Nez d'avion»

L'Airbus A320-200 avait disparu des écrans radars peu après son décollage de la ville indonésienne de Surabaya pour Singapour, après avoir été confronté à des nuages très menaçants.

Le pilote avait demandé à prendre de l'altitude pour éviter ces nuages, mais n'avait pas reçu le feu vert immédiat du contrôle aérien en raison d'un trafic trop important dans ce secteur très fréquenté. Le contact avec l'appareil avait été perdu peu après.

L'Agence météorologique indonésienne a indiqué dans un rapport préliminaire publié sur son site que la météo avait été le «facteur déclenchant» de l'accident. Du givre pourrait avoir provoqué la chute de l'appareil, confronté à des nuages avec des températures de -80 à -85 degrés Celsius.

Au 13e jour des opérations de recherches, 48 corps au total ont été retrouvés, soit cinq de plus que la veille, a ajouté M. Supriyadi.

Parmi les 162 personnes à bord de l'appareil se trouvaient 155 Indonésiens, le copilote français Rémi Plesel, un Britannique, trois Sud-Coréens, un Malaisien et un Singapourien.

Un autre objet qui pourrait être le nez de l'avion a également été retrouvé vendredi.

«La forme de l'objet ressemble à un nez d'avion. Nous avons déployé un ROV (véhicule sous-marin téléguidé), mais la visibilité n'était pas très bonne», a dit M. Supriyadi.

Par ailleurs, le ministère indonésien des Transports a annoncé vendredi la suspension de 61 vols domestiques effectués sans autorisation par cinq compagnies aériennes du pays n'incluant pas AirAsia, et des sanctions pour 11 responsables du secteur aérien, à la suite d'un audit lancé après l'accident du vol QZ8501.

AirAsia Indonesia, une filiale de la compagnie malaisienne AirAsia, s'est déjà vu interdire d'emprunter le couloir de vol Surabaya-Singapour jusqu'à la fin de l'enquête sur la catastrophe aérienne, bien que les autorités de Singapour lui aient donné de leur côté le feu vert.

Le ministère a observé n'avoir constaté aucune autre infraction d'AirAsia dans son audit.

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