Accord entre Caracas et Pékin sur 20 milliards $ d'investissements

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Le président chinois Xi Jinping a accueilli son homologue vénézuélien Nicolas Maduro à Pékin mercredi.

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Agence France-Presse
Pékin

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a assuré mercredi avoir «conclu» en Chine des accords portant sur «plus de 20 milliards de dollars d'investissements», alors que le pays, fragilisé par la chute des cours du pétrole, est en tournée pour chercher un soutien financier.

«Nous avons conclu (des accords sur) plus de 20 milliards de dollars d'investissements lors de ces journées de travail», a-t-il déclaré à des journalistes à l'issue d'une réunion avec son homologue Xi Jinping.

Le dirigeant chaviste n'a pas précisé si ce montant incluait de nouveaux prêts du géant asiatique, qui a déjà octroyé au Venezuela pour 42 milliards de dollars en crédits à long terme, dont 24 ont été remboursés pour l'instant, selon les données officielles.

Nicolas Maduro n'a pas non plus indiqué si la somme comptabilise les investissements déjà annoncés lors des deux précédentes rencontres entre les présidents, en juillet 2014 à Caracas et en septembre 2013 à Pékin.

Le gouvernement chinois ne s'est pas prononcé sur ce thème. Xi Jinping s'est borné à promettre une «coopération renforcée» avec Caracas.

«En allant de l'avant ensemble, nous allons renforcer notre coopération dans tous les domaines», a lancé le numéro un chinois en accueillant M. Maduro au Grand palais du peuple, place Tiananmen, à Pékin.

«Je suis heureux de constater que la confiance politique entre la Chine et le Venezuela s'est accrue», a ajouté M. Xi, qui avait fait figurer Caracas parmi les étapes de sa tournée latino-américaine l'été dernier.

La Chine est un allié stratégique de Caracas, son principal investisseur et le deuxième importateur de son pétrole derrière les États-Unis, avec un volume moyen de 640 000 barils par jour.

L'objectif est de porter ce total à un million de barils/jour dans les prochaines années et de stimuler le commerce bilatéral, qui atteignait 20 milliards de dollars en 2012.

La visite de Nicolas Maduro survient alors que le pays, en récession, paraît dans une impasse, avec une inflation astronomique (64% sur un an fin 2014) et la pénurie de près d'un tiers des produits de première nécessité.

«Difficultés économiques»

Le Venezuela serait proche du défaut de paiement, selon de nombreux analystes, et sa situation s'aggrave de jour en jour avec la chute des cours du pétrole, même s'il dispose des plus importantes réserves de brut au monde.

«Du fait de la chute des cours du pétrole, le Venezuela est confronté à des difficultés économiques intérieures», a souligné mercredi Hong Lei, un porte-parole de la diplomatie chinoise, précisant que les discussions à Pékin porteraient notamment sur les questions financières.

«Nous avons tenu des réunions préparatoires avec diverses banques, sociétés pétrolières et industries», a dit M. Maduro à son homologue chinois. «Avec de bonnes nouvelles en terme de la coopération qui va s'accroître».

Il a cité les secteurs de l'industrie, des technologies, de l'énergie et de la finance comme les domaines d'expansion des échanges bilatéraux entre Venezuela et Chine.

Ceci devant aider à «faire face à la situation à laquelle nous sommes confrontés en ce début 2015», a dit le président vénézuélien.

Il par ailleurs salué «le rôle joué par la Chine pour l'édification d'un monde nouveau, d'une patrie humaine».

Mardi, Nicolas Maduro avait rencontré dans la capitale chinoise les présidents de la Bank of China et du groupe pétrolier CNPC, deux entreprises publiques.

Selon l'économiste Asdrubal Oliveros, «les besoins de financement du Venezuela dépassent les 20 milliards de dollars en 2015».

Mais «la Chine est réservée» à l'idée d'augmenter son aide en raison de «la façon dont sont gérés ces fonds et de l'usage qui en est fait, des manquements du Venezuela dans ses livraisons de brut et de l'absence d'un plan structuré d'ajustement économique, clairement nécessaire dans la conjoncture actuelle».

Pékin va désormais exiger «des garanties réelles de crédit» en l'échange de nouveaux prêts, renchérit l'économiste Francisco Faraco.

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