Le nombre de viols à New Delhi a augmenté d'un tiers en 2014

La justice indienne a décidé vendredi de prolonger... (PHOTO CHANDAN KHANNA, AFP)

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La justice indienne a décidé vendredi de prolonger de trois jours la détention provisoire d'un chauffeur de la société de voiturage Uber soupçonné d'avoir violé une femme dans sa voiture le 5 décembre.

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Agence France-Presse
NEW DELHI

Le nombre de viols à New Delhi a augmenté de près d'un tiers en 2014, a annoncé vendredi la police, une statistique qui met en lumière le haut niveau des violences sexuelles dans la capitale indienne.

La police de Delhi a enregistré 2069 affaires de viols dans la capitale sur les douze mois clos au 15 décembre, contre 1571 sur l'année précédente, soit une hausse de 31,6%, a dit son chef Bhim Sain Bassi, lors de la conférence de presse annuelle.

New Delhi est surnommée la «capitale du viol» en Inde depuis le viol en réunion et la mort d'une étudiante dans un bus il y a deux ans, une affaire qui avait déclenché une vague de protestation dans le pays et entraîné un durcissement de la loi sur les agressions sexuelles.

La publication des chiffres de la police intervient alors que la justice indienne a décidé vendredi de prolonger de trois jours la détention provisoire d'un chauffeur de la société de voiturage Uber soupçonné d'avoir violé une femme dans sa voiture le 5 décembre.

Selon la police, la hausse des cas de viols ne signifie pas que New Delhi soit plus dangereuse pour les femmes, mais plutôt que les victimes dénoncent plus volontiers les violences.

«Plus de cas ont été enregistrés, car les femmes nous font plus confiance», a dit le patron de la police, reconnaissant cependant que d'importants efforts restent à faire pour mieux prendre en charge les victimes de crimes sexuels.

«L'état d'esprit de la société et de la police doivent encore changer pour que les crimes (contre les femmes) soient dénoncés et enregistrés», a ajouté le responsable policier.

Plus de 36 000 plaintes pour d'autres infractions ont par ailleurs été enregistrées par les bureaux d'accueil pour les femmes, spécialement mis en place dans les commissariats, a-t-il encore dit.

Selon Bassi, quelque 62% des crimes visant des femmes sont élucidés dans la semaine suivant la dénonciation des faits.

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