Corée du Nord: réunion lundi à l'ONU sur les droits de l'homme

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Le dictateur nord-coréen Kim Jong-un

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra lundi sa première réunion entièrement consacrée aux violations des droits de l'homme en Corée du Nord, à la demande de dix de ses 15 pays membres et malgré les protestations de Pyongyang.

Selon des diplomates, la présidence tchadienne du Conseil a officiellement informé les pays membres de cette réunion, qui aura lieu dans l'après-midi et sera publique. La Corée du Nord peut envoyer un représentant à cette réunion.

Le sous-secrétaire général de l'ONU aux droits de l'homme Ivan Simonovic prendra notamment la parole.

«Nous soutenons fermement cette première réunion du Conseil lundi prochain pour examiner l'impact profond de cette situation tragique sur la paix et la sécurité régionale et internationale», a souligné dans un communiqué l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power. «Nous attendons avec impatience le jour où la population nord-coréenne ne vivra plus dans la peur de l'esclavage, du viol et du meurtre et où les responsables de ces horreurs seront jugés».

Le mois dernier, l'Assemblée générale de l'ONU avait adopté une résolution demandant au Conseil de saisir la Cour pénale internationale (CPI) d'exactions commises par le régime nord-coréen.

La résolution, non contraignante, était largement fondée sur un rapport d'enquête de l'ONU publié en février qui accusait la Corée du Nord de commettre des exactions «sans égal dans le monde contemporain».

Selon des diplomates, la Chine opposerait certainement son veto à une saisine de la CPI. Pékin et Moscou ont aussi tenté de s'opposer à ce que le Conseil se saisisse de la question des droits de l'homme en Corée du Nord.

Dix des 15 membres du Conseil avaient alors demandé que le Conseil se réunisse en décembre pour en débattre, pour la première fois de manière spécifique.

Pyongyang avait réagi en brandissant la menace d'un nouvel essai nucléaire.

Le gouvernement nord-coréen a aussi envoyé lundi une lettre au Conseil affirmant que «le supposé +problème des droits de l'homme+ en Corée du Nord» n'était pas de son ressort et qu'il devrait plutôt se pencher sur les accusations de torture portées par le Sénat américain contre la CIA.

La porte-parole du département d'État Jennifer Psaki a rejeté mardi ce parallèle, affirmant que les États-Unis «se comparaient favorablement dans le domaine des droits de l'homme avec n'importe quel pays» alors que la situation à Pyongyang était «atroce».

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