Droits humains en Corée du Nord: réunion imminente du Conseil de sécurité

Soutenu par plus de 60 pays, un projet... (Photo Wong Maye-E, AP)

Agrandir

Soutenu par plus de 60 pays, un projet de résolution est largement basé sur un rapport de l'ONU de 400 pages, rendu public en février, concluait après une longue enquête à des violations des droits de l'homme par la Corée du Nord «sans égal dans le monde contemporain».

Photo Wong Maye-E, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Le Conseil de sécurité de l'ONU examinera au cours du mois de décembre la situation des droits de l'homme en Corée du Nord, à la demande de dix de ses 15 pays membres, a indiqué vendredi la présidence tchadienne du Conseil.

La date de cette réunion n'a pas encore été fixée, a toutefois précisé à l'AFP la mission tchadienne auprès de l'ONU.

Dans une lettre adressée vendredi au président du Conseil pour décembre, l'ambassadeur tchadien Cherif Mahamat Zene, les représentants des dix pays en question (Australie, France, États-Unis, Royaume-Uni, Chili, Luxembourg, Rwanda, Jordanie, Lituanie, Corée du Sud) s'étaient déclarés «particulièrement inquiets de l'ampleur et de la gravité des violations des droits de l'homme» en Corée du Nord.

Ils avaient demandé que ce dossier «soit mis formellement à l'ordre du jour» du Conseil «dès que possible au cours du mois de décembre».

Les exactions en Corée du Nord «risquent d'avoir un effet déstabilisateur sur la région et sur la préservation de la paix et de la sécurité internationales», souligne la lettre dont l'AFP a obtenu copie.

Le mois dernier, la commission des droits de l'homme de l'Assemblée générale de l'ONU avait adopté une résolution demandant au Conseil de saisir la Cour pénale internationale (CPI) au sujet d'exactions reprochées au régime nord-coréen.

La résolution, non contraignante, est largement fondée sur un rapport de l'ONU publié en février, qui concluait après une longue enquête à des exactions «sans égal dans le monde contemporain».

La Corée du Nord avait réagi en brandissant la menace d'un nouvel essai nucléaire.

La résolution doit être étudiée en décembre par l'Assemblée générale en séance plénière, mais il est très improbable que le Conseil donne suite et dénonce le régime de Pyongyang à la CPI.

Selon des diplomates du Conseil, la Chine, principale alliée de Pyongyang, et la Russie s'y opposeront certainement. Membres permanents du Conseil, Pékin et Moscou ont un droit de veto sur ses décisions.

Outre la Chine et la Russie, trois autres membres du Conseil (Tchad, Argentine, Nigeria) ne se sont pas associés à l'initiative des dix ambassadeurs.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer