Piégé par une fillette virtuelle, un Australien condamné à deux ans de prison

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La branche néerlandaise de l'ONG avait annoncé en novembre 2013 avoir créé cette fillette philippine virtuelle de 10 ans, baptisée «Sweetie», ajoutant qu'elle avait été contactée par plus de 20 000 «prédateurs» de 71 pays. Un millier d'entre eux avaient été identifiés par l'ONG et leurs identités transmises aux autorités compétentes.

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Agence France-Presse
HONG KONG

Un Australien pris au piège tout comme des milliers d'autres pédophiles présumés par une fillette philippine virtuelle créée par une ONG a été condamné à une peine de prison, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Il pourrait s'agir de la première condamnation dans cette affaire montée par l'ONG Terre des hommes, selon la presse australienne.

La branche néerlandaise de l'ONG avait annoncé en novembre 2013 avoir créé cette fillette philippine virtuelle de 10 ans, baptisée «Sweetie», ajoutant qu'elle avait été contactée par plus de 20 000 «prédateurs» de 71 pays. Un millier d'entre eux avaient été identifiés par l'ONG et leurs identités transmises aux autorités compétentes.

Scott Robert Hansen, 38 ans, figure parmi les 46 Australiens pris au piège, a rapporté mercredi news.com.au.

Il a été condamné à deux ans d'emprisonnement mardi par un tribunal de Brisbane pour avoir utilisé un fournisseur de services aux fins de communiquer de manière indécente avec un mineur de moins de 16 ans et pour possession de matériel à caractère pédophile, a dit le greffe à l'AFP. L'homme a déjà effectué 260 jours de détention provisoire et ne retournera pas en prison.

Terre des Hommes avait expliqué qu'elle s'était bornée à attendre que les pédophiles présumés contactent Sweetie. «Se mettre dans la peau d'une fillette philippine de dix ans et voir ce que certains hommes veulent de vous a été une expérience choquante», avait dit l'ONG. «Il y avait des demandes et des gestes vraiment obscènes».

L'ONG souhaitait sensibiliser l'opinion publique et les autorités au phénomène de la prostitution des enfants sur l'internet. Elle s'était aussi indignée du nombre réduit de personnes interpellées pour «tourisme sexuel avec enfant par webcam», seules six dans le monde ces dernières années, selon elle.

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