Un journal chinois accuse les États-Unis d'être derrière les manifestations à Hong Kong

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Selon le People's Daily, un journal dirigé par le Parti communiste, cela fait partie d'une stratégie américaine déguisée pour nuire aux gouvernements étrangers.

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Sylvia Hui
Associated Press
HONG KONG

Un journal gouvernemental chinois accuse les États-Unis d'être derrière les manifestations pour la démocratie à Hong Kong, un blâme vigoureusement rejeté par Washington.

Des milliers de personnes sont revenues dans la zone principale de manifestation de Hong Kong pour faire un «sit-in», samedi, après un appel des organisateurs pour relancer la campagne de désobéissance civile qui bloque des rues et des artères importantes du centre-ville depuis deux semaines.

Les étudiants et militants à la tête du mouvement et le gouvernement demeurent dans l'impasse. Le gouvernement a annulé une ronde prévue de négociations et a plutôt ordonné aux manifestants de libérer les rues. Des leaders du mouvement ont juré de continuer les manifestations tant que le gouvernement n'acquiesçait pas aux demandes des citoyens, qui réclament plus de poids dans l'élection du dirigeant de Hong Kong.

En première page de l'édition pour l'étranger du People's Daily, un journal dirigé par le Parti communiste, on peut lire qu'un organisme de défense de la démocratie basé à Washington s'est impliqué dans les manifestations, et que cela fait partie d'une stratégie américaine déguisée pour nuire aux gouvernements étrangers.

La chronique mentionne que Louisa Greve, la directrice de l'organisme National Endowment for Democracy, a rencontré les leaders du mouvement protestataire à Hong Kong il y a plusieurs mois. L'article n'identifie pas les reportages journalistiques cités comme source.

L'organisme n'a pas immédiatement répondu aux demandes d'entrevue. Selon son site Web, il est largement subventionné par le Congrès américain.

La porte-parole du Département d'État, Marie Harf, a affirmé vendredi que les autorités «rejettent catégoriquement les accusations selon lesquelles elles manipulent les activités de tout individu, groupe ou parti politique à Hong Kong».

«Ce qui se passe là-bas concerne les gens de Hong Kong et toute revendication autre est une tentative de distraire les gens de l'enjeu principal, c'est à dire que le désir du peuple d'avoir un suffrage universel dans une élection qui offre un choix significatif de candidats représentant la volonté des électeurs», a-t-elle indiqué.

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