Les discussions entre les deux Corées fortement compromises

Une semaine plus tôt, les deux Corées avaient... (PHOTO ARCHIVES AFP)

Agrandir

Une semaine plus tôt, les deux Corées avaient décidé de travailler à la reprise d'un dialogue de haut niveau entre les deux pays qui est suspendu depuis sept mois. Sur cette photo d'archives, le numéro un de Pyongyang, Kim Jong-Un.

PHOTO ARCHIVES AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse
SÉOUL

La Corée du Nord a déclaré samedi qu'une rencontre de haut niveau prévue avec la Corée du Sud était «pratiquement abandonnée» en raison du lâcher la veille de milliers de tracts hostiles par des activistes sud-coréens.

Les deux Corées ont échangé vendredi des tirs de mitrailleuse lourde sur leur frontière, déclenchés par les tentatives des forces nord-coréennes d'abattre les ballons lâchés par les activistes du Sud et qui transportaient des tracts hostiles au pouvoir de Pyongyang.

Des projectiles sont tombés en territoire sud-coréen, et les forces sud-coréennes ont alors répondu par des tirs de mitrailleuse lourde. Aucune victime n'a été signalée au sud, et il ne semble pas non plus y avoir eu de victimes au nord.

Le site internet officiel de Pyongyang, Uriminzokkiri, a fustigé le gouvernement de Séoul pour avoir autorisé la diffusion de tracts hostiles au régime communiste par des activistes sud-coréens.

«En raison des actions irresponsables et provocatrices du régime fantoche [de Séoul], la rencontre de haut niveau prévue est pratiquement abandonnée», a déclaré le site nord-coréen.

Cependant, Pyongyang n'a pas complètement fermé la porte. «Ce qu'il adviendra des relations Nord-Sud dépend entièrement du comportement des fantoches sud-coréens», a indiqué le site officiel.

Une semaine plus tôt, les deux Corées avaient décidé de travailler à la reprise d'un dialogue de haut niveau entre les deux pays qui est suspendu depuis sept mois.

Cet accord était intervenu lors d'une visite rarissime en Corée du Sud de trois hauts responsables nord-coréens, dont deux appartiennent à l'entourage proche du numéro un de Pyongyang, Kim Jong-Un.

La visite de ces responsables, venus officiellement pour encourager les athlètes nord-coréens et assister à la cérémonie de clôture des Jeux asiatiques à Incheon, en Corée du Sud, avait suscité l'espoir d'un dégel dans les tumultueuses relations entre Pyongyang et Séoul.

Mais Pyongyang avait prévenu le gouvernement de Séoul que s'il autorisait le lancement de tracts hostiles par des activistes au moment où la Corée du Nord célébrait l'anniversaire de la création du Parti des travailleurs, cela aurait des conséquences «catastrophiques».

Le site officiel nord-coréen a déclaré samedi que le gouvernement sud-coréen aurait dû prendre ces avertissements au sérieux et interdire les diffusions de tracts s'il voulait réellement le dialogue et l'amélioration des relations intercoréennes. Et il a accusé Séoul d'être à la botte de Washington.

«Les vrais coupables de cette campagne de lancement de tracts sont les États-Unis et le régime fantoche» sud-coréen, a déclaré le site officiel de Pyongyang.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer