Le commandant du Sewol dit «mériter la peine de mort»

«Je demande sincèrement pardon aux victimes et leurs... (PHOTO HYUNG MIN-WOO, ARCHIVES AP)

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«Je demande sincèrement pardon aux victimes et leurs proches et je prierai pour eux jusqu'à la fin de mes jours», a déclaré Lee Joon-seok, 69 ans, devant le tribunal de Gwangju (sud), cité par l'agence Yonhap.

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Agence France-Presse
SÉOUL

Le commandant du traversier sud-coréen dont le naufrage a fait 300 morts en avril a dit mercredi pendant son procès «mériter la peine de mort», mais s'est défendu d'avoir «sacrifié» les passagers pour sauver sa vie.

Le Sewol a fait naufrage le 16 avril au large de la pointe sud de la péninsule coréenne, faisant plus de 300 morts, en majorité des écoliers en voyage scolaire.

L'instruction a mis en évidence une combinaison de facteurs expliquant la catastrophe, de la surcharge du navire à l'incompétence de l'équipage, en passant par des travaux d'agrandissement illégaux qui ont affaibli sa flottabilité.

Mais la colère des familles s'est centrée sur le commandant du traversier filmé en train d'être secouru alors que les jeunes passagers piégés à l'intérieur du bateau ont semble-t-il reçu la consigne de rester dans leurs cabines.

«Je demande sincèrement pardon aux victimes et leurs proches et je prierai pour eux jusqu'à la fin de mes jours», a déclaré Lee Joon-seok, 69 ans, devant le tribunal de Gwangju (sud), cité par l'agence Yonhap.

«Je pense mériter la peine de mort (...). Mais je n'ai jamais eu l'intention de sacrifier les passagers» pour être certain d'être secouru, a-t-il ajouté.

L'officier soutient avoir ordonné à un membre d'équipage de faire une annonce aux passagers en leur demandant de mettre leurs gilets de sauvetage et de sauter à la mer, environ cinq minutes avant l'arrivée du premier navire de secours à bord duquel lui-même est monté.

Des vidéos tournées par des écoliers sur leurs téléphones portables, et retrouvées lors de la récupération de leurs corps dans l'épave, font pourtant entendre un message par haut-parleurs leur intimant de ne pas bouger alors que le traversier prend de plus en plus de gîte. Il est alors trop tard : les passagers ne parviendront plus à remonter des couloirs à l'oblique et rendus glissants par l'eau qui s'engouffre.

Le commandant encourt la peine de mort pour «homicide par négligence aggravée». Aucun condamné n'a cependant été exécuté depuis 1997 en Corée du Sud. «Je sais que je ne sortirai pas de prison avant ma mort, mais je ne peux pas laisser à mes enfants et mes petits-enfants le nom d'un meurtrier», a-t-il déclaré à la Cour.

Sur les 476 personnes à bord du Sewol, 325 étaient des écoliers de la même école, l'école secondaire Dawon. Seuls 75 d'entre eux ont survécu.

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