Naufrage en Corée du Sud: les coupables seront «sévèrement punis»

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La présidente sud-coréenne tente de consoler un proche d'une victime du Sewol, dimanche à Jindo.

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SÉOUL

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a rencontré dimanche des proches des personnes toujours portées disparues après le naufrage du Sewol et promis que les coupables seraient «sévèrement punis».

Huit corps supplémentaires ont été récupérés dimanche dans l'épave du traversier, qui a sombré le 16 mars au matin, à quelque 20 km au large de la côte méridionale du pays. Le bilan s'élève désormais à 244 morts et 58 disparus.

Le Sewol avait 476 personnes à bord, dont 352 adolescents d'un établissement du sud de Séoul. Ce sont 280 adolescents qui sont morts ou disparus dans cet accident, l'un des plus meurtriers de la Corée moderne.

«Tout responsable de l'accident et auteur d'une faute criminelle sera sévèrement puni», a déclaré la présidente lors d'une rencontre avec les proches des disparus, dans le gymnase de Jindo, l'île proche du lieu du naufrage et d'où sont coordonnées les opérations de recherches.

«J'ai un sentiment de responsabilité sans limites (...). Il est impossible d'imaginer ce que vous ressentez», a-t-elle déclaré, selon un groupe de journalistes.

Park Geun-Hye se rendait sur Jindo pour la deuxième fois depuis le naufrage. La semaine dernière, elle a présenté ses excuses personnelles pour avoir été «incapable» d'empêcher les dysfonctionnements à l'origine de la catastrophe.

Les médias sud-coréens évoquent en particulier la corruption de fonctionnaires et l'insuffisance des normes de sécurité en mer.

Le commandant en titre du Sewol, qui ne travaillait pas le jour de l'accident et avait donc été remplacé, a indiqué cette semaine aux enquêteurs que la compagnie avait ignoré ses remarques répétées sur l'instabilité du bateau après des travaux en 2012 qui lui avaient rajouté des cabines sur les ponts 3, 4 et 5.

Les recherches des plongeurs au sein du traversier sont freinées par de forts courants, des conditions météo médiocres et une eau boueuse qui rend quasi nulle la visibilité.

Les plongeurs descendent le long de cordes accrochées au traversier et peinent à progresser le long de couloirs étroits et de pièces encombrées de débris, dans une eau épaisse.

Des débris et effets personnels sont retrouvés de plus en plus loin du lieu de l'accident, laissant présager que certains corps ne seront pas retrouvés malgré les filets installés autour de l'épave.

Depuis mi-avril, plus de 322 000 personnes se sont rendues au mémorial mis sur pied près du lycée où étaient scolarisés les 280 adolescents morts ou disparus.




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