Des objets possiblement liés au vol MH370 aperçus

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L'Autorité australienne de sécurité maritime a indiqué que des avions étaient en route vers la région (dans l'Océan Indien, à l'ouest de l'Australie) où les objets possiblement liés au vol MH370 ont été apperçus.

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Agence France-Presse
SYDNEY

Deux objets «éventuellement liés» au vol MH370 disparu il y a 12 jours ont été détectés par image satellite, a annoncé jeudi le premier ministre australien, dont le pays mène les recherches dans le sud de l'océan Indien.

L'Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA) a reçu des informations «nouvelles et crédibles», «basées sur des données satellitaires, d'objets qui pourraient être liés aux recherches», a déclaré Tony Abbott devant le parlement.

«Après analyse de ces images satellitaires, deux objets éventuellement liés aux recherches ont été identifiés», a-t-il ajouté.

Un avion militaire Orion a été envoyé pour examiner de plus près les objets détectés, et trois autres appareils suivront. Le premier ministre n'a pas précisé la localisation de ces objets, mais l'Australie conduit les recherches dans le sud de l'océan Indien.

Tony Abbott a prévenu qu'il ne fallait pas tirer de conclusion hâtive. «Nous devons garder à l'esprit que la localisation de ces objets sera extrêmement difficile et il pourrait s'avérer qu'ils ne sont pas liés au vol MH370», a-t-il dit.

L'AMSA a indiqué que des avions étaient en route vers la région (dans l'Océan Indien, à l'ouest de l'Australie) où les objets possiblement liés au vol MH370 ont été apperçus. 

La veille, elle avait indiqué que sa zone de recherche avait été «réduite de manière significative» après analyse des réserves de carburant du Boeing 777.

«Priorité absolue» d'Obama

Le vol MH370 assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin avec 239 personnes à bord - dont deux tiers de Chinois - s'est volatilisé peu après son décollage le samedi 8 mars à 00H41 (14h41, vendredi, heure de Montréal).

Le changement de cap vers l'ouest, à l'opposé de la trajectoire prévue, près d'une heure après avoir décollé, et la désactivation apparemment délibérés des systèmes de communication de l'avion ont placé les pilotes au centre de l'enquête. Les investigations menées jusqu'ici n'ont cependant rien donné de probant.

La disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines mobilise les efforts de plus de 25 pays dans de vastes régions du monde: du nord de la Thaïlande à l'Asie centrale pour le corridor nord, de l'Indonésie au sud de l'océan Indien pour le corridor sud.

L'Australie conduit les recherches, avec l'Indonésie, dans le corridor sud, qui passe à quelques centaines de km de sa côte occidentale.

Mercredi, le président américain Barack Obama avait assuré que la recherche du Boeing disparu était une «priorité absolue» pour les États-Unis, qui ont mis à disposition tous les moyens possibles pour le rechercher.

Le gouvernement de Malaisie a demandé au FBI d'analyser les fichiers électroniques qui avaient été effacés le mois dernier de ce simulateur de vol, avait confirmé à l'AFP un responsable américain sous couvert de l'anonymat.

Les autorités espèrent ainsi que les experts de la police fédérale pourront récupérer les données détruites, voire les faire parler.

«Qu'ont-ils trouvé?»

Le commandant Zaharie Ahmad Shah, 53 ans, qui pilotait le Boeing 777, possédait chez lui son propre simulateur de vol, mais les enquêteurs malaisiens ont constaté qu'une partie des données en avait été supprimée début février.

Selon les analystes du secteur, il n'est pas rare que les pilotes possèdent chez eux un simulateur de vol, à titre privé.

À Kuala Lumpur, le chef de l'aviation civile, Azharuddin Abdul Rahman, a indiqué ne pas être au courant des derniers développements. «Ils ont trouvé quelque chose? Qu'ont-ils trouvé? Nous n'avons encore rien reçu» d'Australie, a-t-il dit à l'AFP.

La gestion de la crise par les autorités malaisiennes, jugée chaotique, suscite depuis plusieurs jours la colère et la frustration des proches des personnes à bord du vol MH370, dont deux tiers étaient des Chinois.

Mercredi, à bout de nerfs, certains ont violemment reproché à Malaysia Airlines son opacité et incompétence, une «attitude honteuse» selon eux.




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