Disparition du vol MH370: le mystère s'épaissit

Des membres d'équipage d'un avion des forces armées... (PHOTO SAMSUL SAID, REUTERS)

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Des membres d'équipage d'un avion des forces armées malaisiennes s'installent en vue d'une patrouille pour retrouver le vol MH370. Des informations controversées indiquent que le Boeing 777 aurait pu transmettre des données quatre heures après sa disparition.

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Vol MH370

Disparu des radars dans la nuit du 7 au 8 mars avec 239 personnes à bord, le vol MH370 de Malaysia Airlines parti de Kuala Lumpur pour Pékin ne s'est jamais rendu dans la capitale chinoise. Ayant changé son plan de vol et mis le cap vers l'ouest, le Boeing 777, dont on n'a toujours aucune trace, se serait abîmé dans l'océan Indien, selon les autorités malaisiennes. »

Informations contradictoires, rumeurs, démentis, tensions diplomatiques: près d'une semaine après la disparition du vol MH370, le mystère s'épaissit. Les recherches se sont déplacées vers l'océan Indien, jeudi soir.

Question: Pourquoi des recherches sont-elles déclenchées dans l'océan Indien?

Réponse: Le Wall Street Journal a lancé une bombe, hier matin, en affirmant que le vol MH370 a transmis des données quatre heures après avoir officiellement disparu des écrans radars, dans la nuit du 8 mars. Si cela s'avère, l'avion pourrait avoir parcouru plus de 4000 kilomètres après avoir été repéré pour la dernière fois et se trouver au Pakistan, dans l'océan Indien ou même en mer d'Arabie. Le Wall Street Journal affirme que le moteur de l'avion, conçu par Rolls-Royce, était programmé pour transmettre régulièrement des informations sur son état de fonctionnement, ce qui a été fait le matin du 8 mars.

Ces informations ont soulevé une importante controverse et généré une grande confusion hier. Elles ont d'abord été niées par certains experts et par les autorités malaisiennes. Ces dernières ont ensuite changé leur version, affirmant que le moteur de l'avion avait bel et bien envoyé des signaux pendant «quatre à cinq heures» après sa disparition. En recoupant des informations, la Maison-Blanche a aussi dit croire que l'avion pourrait se trouver dans l'océan Indien et y a lancé des recherches.

Q: Des satellites ont-ils repéré les débris de l'avion?

R: On le croyait bien. Les images captées par des satellites chinois montrant de petites taches blanches sur fond bleu ont fait le tour du monde. «Nous sommes allés voir, il n'y a rien», a dit le ministre des Transports de la Malaisie, Hishammuddin Hussein, qui a affirmé que les images avaient été publiées par une agence du gouvernement chinois «par erreur» et qu'elles «ne montrent aucun débris».

Q: L'avion pourrait-il avoir atterri quelque part?

R: Toujours selon le Wall Street Journal, des gens haut placés de plusieurs agences américaines examinent l'hypothèse que l'avion ait pu être détourné et caché quelque part «avec l'intention de l'utiliser plus tard à d'autres fins». Mais bien malin qui pourrait dire où. Si le vol MH370 a bel et bien volé quatre heures après avoir disparu des écrans radar, il peut théoriquement se trouver n'importe où dans un cercle de 51 millions de kilomètres carrés, soit plus de cinq fois la superficie totale du Canada.

Q: Pourquoi l'avion a-t-il disparu des radars?

R: On ne le sait toujours pas. Des experts ont suggéré que les systèmes de positionnement ont dû être éteints par des personnes possédant de bonnes connaissances techniques. Luis Rodrigues, expert en avionique à l'Université Concordia, estime cependant qu'il est impossible de rejeter la thèse d'une défaillance technique.

«Tous les systèmes sont faillibles, dit l'expert. Il est impossible pour l'instant de tirer des conclusions.»

Q: Comment les autorités malaisiennes gèrent-elles la situation?

R: Pour l'instant, de façon très chaotique. Les dirigeants civils et militaires ont mis cinq jours avant de dévoiler qu'on avait capté des signaux suggérant que le vol disparu avait pu se diriger vers l'ouest. Hier, les autorités ont ensuite nié des informations sur un scénario similaire, avant de changer encore leur fusil d'épaule. La Chine s'est ouvertement montrée irritée de l'attitude de la Malaisie. Le New York Times a rappelé hier que les autorités du pays s'accrochent au pouvoir depuis des décennies grâce à un mélange de «contrôle strict de l'information et d'intimidation de l'opposition», et qu'elles se retrouvent pour une rare fois sous les projecteurs de la communauté internationale.




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