Un ministre taïwanais ira en Chine, une première en 60 ans

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Wang Yu-chi (ci-dessus), ministre taïwanais chargé des relations avec la Chine, doit s'envoler le 11 février pour des entretiens avec son homologue chinois Zhang Zhijun.

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Agence France-Presse
Taipei, Taïwan

Le ministre taïwanais chargé des relations avec la Chine a annoncé mardi qu'il se rendrait dans le pays en février pour y rencontrer son homologue chinois, une première entre les deux antagonistes depuis six décennies.

Wang Yu-chi, président du Conseil des Affaires continentales qui dessine la politique chinoise de Taïwan, doit s'envoler le 11 février pour des entretiens avec Zhang Zhijun, le chef du Bureau chinois des Affaires taïwanaises.

Leur entrevue à Nankin (est), dans la province du Jiangsu, illustre les efforts bilatéraux menés depuis quelques années afin de rapprocher les deux territoires déchirés par la guerre civile.

«Ce voyage a des implications cruciales pour poursuivre l'institutionnalisation des relations entre les deux rives du détroit» de Formose, a déclaré M. Wang à la presse.

«En tant que premier président du Conseil des Affaires continentales, j'ai conscience que ma responsabilité est grande et que le chemin sera long», a-t-il ajouté.

Taïwan et la Chine ont franchi une étape décisive sur la voie du dégel en signant en 2010 un accord-cadre de coopération économique.

Cet accord et d'autres gestes d'ouverture comme la reprise des vols aériens directs n'ont toutefois été négociés que par des organismes semi-officiels, Pékin et Taipei n'ayant toujours aucune relation officielle.

M. Wang visitera le mausolée de Sun Yat-sen, père fondateur de la République de Chine (nom officiel de Taïwan) et prononcera un discours à l'Université de nankin le lendemain, avant de se rendre à Shanghai.

À la fin de la guerre civile en 1949, les troupes du Kuomintang, vaincues par les communistes de Mao, ont fui le continent pour se réfugier sur l'île.

Pékin considère Taïwan comme lui appartenant et n'a pas renoncé à la réunification, par la force si nécessaire. Mais, les relations entre les deux entités se sont apaisées depuis l'élection en 2008 du président Ma Ying-jeou, réélu en 2012 et favorable à des liens avec la Chine.




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