La police cambodgienne disperse une manifestation à la matraque

Au début du mois, la police avait tué... (Photo SAMRANG PRING, Reuters)

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Au début du mois, la police avait tué au moins quatre personnes lorsqu'elle avait ouvert le feu sur des ouvriers d'une usine de vêtements en grève.

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Agence France-Presse
PHNOM PENH, Cambodge

La police antiémeute cambodgienne est intervenue dimanche lors d'une réunion contre le premier ministre Hun Sen et a arrêté un militant, a-t-on appris de source officielle, alors que le chef du gouvernement est en butte à une vague de protestation.

Une cinquantaine de policiers ont dispersé à coups de matraque un petit groupe d'une dizaine de personnes qui s'était rassemblé à Phnom Penh pour dire des prières demandant la libération des personnes arrêtées lors d'une récente opération sanglante de répression, a indiqué à l'AFP Am Sam Ath, un représentant du groupe de défense des droits de l'homme LICADHO.

Le chef d'une organisation non gouvernementale a été emmené dans un car de police, a-t-il dit, en ajoutant qu'il n'y avait pas eu de violences le groupe de protestataires n'ayant opposé aucune résistance.

Un porte-parole de la mairie de Phnom Penh a confirmé que la police avait dispersé le groupe parce que le rassemblement constituait une violation de la loi.

«Ils s'étaient rassemblés sans autorisation (des autorités) et troublaient l'ordre public (...) C'est un carton jaune pour ceux qui ne respectent pas la loi», a-t-il dit à l'AFP, assurant que le militant arrêté serait bientôt libéré.

Au début du mois, la police avait tué au moins quatre personnes lorsqu'elle avait ouvert le feu sur des ouvriers d'une usine de vêtements, en grève pour obtenir un salaire minimum de 160 dollars par mois alors que leur entreprise fournit des marques de renommée mondiale telles que Gap, Nike et H&M. Au moins 23 personnes avaient été arrêtées.

Le gouvernement a indiqué que les récents rassemblements étaient illégaux et a interdit les manifestations de l'opposition dans la capitale.

Hun Sen, au pouvoir depuis près de 30 ans, est accusé d'usage démesuré de la force contre les grévistes de l'usine de vêtements de même qu'à l'égard de manifestants qui protestent contre de probables fraudes électorales lors des élections de juillet dernier et réclament le départ de Hun Sen.

Le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP, opposition) boycotte le parlement depuis les élections de juillet.

Hun Sen a répété la semaine dernière qu'il ne renoncerait pas et a dit au parti d'opposition d'attendre les prochaines élections dans cinq ans. Le dirigeant, qui a 61 ans et a décidé de rester au pouvoir jusqu'à 74 ans, est confronté à une vague de critiques pour sa gestion du problème des droits de l'homme.

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