Les secours s'intensifient en Chine, deux jours après le séisme

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Sur cette photo prise le 21 avril, des secouristes évacuent une dame blessée lors du tremblement de terre ayant secoué le Sichuan samedi.

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Neil CONNOR
Agence France-Presse
Lushan, Chine

Les opérations de secours dans la région du sud-ouest de la Chine frappée samedi par un séisme meurtrier s'intensifiaient lundi, mais restaient entravées par les répliques sismiques et les difficultés d'accès aux zones sinistrées.

Le dernier bilan officiel des victimes s'établissait lundi à 188 morts, 25 disparus et près de 11 500 blessés.

Plus de 48 heures après la secousse de magnitude 6,6 qui a ébranlé la province du Sichuan, l'une des plus peuplées de Chine, certains sites n'étaient encore accessibles qu'à pied, les routes n'étant pas encore carrossables ou barrées par des obstacles.

Plus de 22 000 secouristes, dont 17 000 militaires et policiers, étaient à pied d'oeuvre lundi. Des volontaires et bénévoles, non mandatés par les autorités, ont également afflué de tout le pays, ajoutant à la congestion sur les routes.

Plus de 2000 répliques sismiques, la plus violente atteignant 5,4 de magnitude, se sont succédé depuis samedi matin, augmentant la psychose des rescapés, également inquiets par la pluie attendue dans la région, qui pourrait aggraver les conditions.

La télévision d'État a montré des images de secouristes, sur le flanc d'une montagne théâtre de glissements de terrain, obligés de courir pour échapper au danger d'une nouvelle coulée.

«Je n'ose aller nulle part à proximité d'une montagne», confiait à l'AFP une résidante du village de Baoxing, dévasté par le séisme. «Beaucoup de gens craignent que la pluie ne cause davantage de dommages».

Environ 17 000 familles ont perdu leur domicile dans la catastrophe, selon le bureau des affaires civiles du Sichuan.

Sur la route menant à Lushan, les sirènes des ambulances se dirigeant vers l'hôpital de la ville rappelaient que, deux jours après le drame, le séisme prenait encore son lot de victimes.

Une villageoise de 54 ans, Luo Chengfang, a raconté à l'AFP son soulagement quand son fils de 31 ans, Luo Shiwei, pris dans son sommeil, a été dégagé vivant sous plus de deux mètres de décombres.

«Je n'ai plus de maison, et plus d'espoir pour l'avenir. Mais j'étais tellement soulagée qu'il soit vivant!»

Confronté à sa première épreuve depuis son entrée en fonction le mois dernier, le premier ministre, Li Keqiang, a regagné Pékin dans l'après-midi de dimanche, après avoir dirigé samedi les opérations et passé la nuit sur place.

Sur les réseaux sociaux, Weibo, le «twitter chinois», était submergé de messages de soutien, avec des milliers de promesses de dons en argent ou en matériels, individuelles ou venant d'entreprises, privées ou d'État.

General Motors, premier constructeur automobile étranger en Chine, a annoncé un don de 4 millions de yuans (près de 669 000 $), augmenté d'un abondement de deux yuans pour chaque yuan donné par un de ses employés.

Quatrième province la plus peuplée de Chine avec 80 millions d'habitants, le Sichuan, situé en bordure du plateau tibétain, a renoué avec la tragédie, dans une proportion toutefois bien moindre qu'en mai 2008, quand un séisme d'ampleur historique, de magnitude 7,9, avait fait 87 000 morts dans la région de Wenchuan, 200 km au nord-est de l'épicentre de la secousse de samedi.

Une mère de 50 ans, Lu Jingkang, qui avait déjà perdu son fils dans le séisme de 2008, a raconté avoir perdu samedi sa fille, «son dernier réconfort», a rapporté la presse chinoise.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, les présidents russe et français, Vladimir Poutine et François Hollande, ainsi que le pape François, ont envoyé des messages de solidarité.

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