Japon: nouveaux examens sous la seule centrale nucléaire active

La centrale nucléaire d'Ohi.... (PHOTO ISSEI KATO, REUTERS)

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La centrale nucléaire d'Ohi.

PHOTO ISSEI KATO, REUTERS

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Agence France-Presse
TOKYO

Des experts mandatés par l'Autorité de régulation nucléaire japonaise ont entrepris vendredi de nouveaux examens à la centrale nucléaire d'Ohi, au centre-ouest du Japon, soupçonnant la présence d'une faille active à proximité des deux seuls réacteurs actuellement en service au Japon.

Des études avaient déjà été pratiquées il y a quelques semaines, mais les géologues dépêchés sur le terrain n'ont pas réussi à se mettre d'accord, ce qui a conduit l'Autorité de régulation à demander des recherches complémentaires, lesquelles ont débuté vendredi matin et se poursuivront jusqu'à samedi.

Certains spécialistes affirment que la faille qui passe entre les couples de réacteurs 1-2 et 3-4 d'Ohi, et sur laquelle sont installés des équipements de refroidissement de secours est active, quand d'autres contestent cette conclusion.

La compagnie exploitante, Kansai Electric Power, juge pour sa part qu'il ne s'agit pas d'une faille active.

«Puisque le doute existe et que l'on ne peut dès lors garantir la sécurité du site, il faut arrêter les réacteurs et poursuivre les investigations jusqu'à pouvoir trancher avec certitude», juge le professeur Mitsuhisa Watanabe, membre du panel de quatre experts retenus par l'autorité nucléaire.

En juin dernier, le premier ministre, Yoshihiko Noda, avait autorisé Kansai Electric Power à remettre en exploitation les réacteurs 3 et 4 d'Oi, considérant qu'ils étaient sûrs.

Cette décision était fondée sur le fait que ces unités ont passé avec succès des tests de résistance aux catastrophes naturelles imposés par le gouvernement, sur la promesse de travaux pour renforcer leur robustesse face aux séismes et tsunamis.

Si, par principe de précaution ou en considérant que la faille est active, l'Autorité de régulation nucléaire ordonnait l'arrêt des réacteurs d'Oi, le Japon se retrouverait totalement privé d'énergie nucléaire pour la deuxième fois depuis l'accident de Fukushima provoqué par le puissant tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel.

Le nouveau gouvernement de droite arrivé au pouvoir cette semaine après une victoire écrasante aux élections législatives anticipées du 16 décembre est enclin à redémarrer tous les réacteurs jugés sans danger par l'Autorité nucléaire, laquelle est censée définir pour la mi-2013 de nouvelles normes de sécurité plus sévères.

Des examens géologiques ont également été requis pour quatre autres centrales nucléaires et un surrégénérateur expérimental, en raison là aussi de soupçons de faille active.

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