Le gouvernement japonais prêt à relancer des réacteurs nucléaires

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Des représentants des médias, équipés, à proximité de la centrale de Fukushima.

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Agence France-Presse
Tokyo

Le nouveau ministre japonais de l'Industrie, Toshimitsu Motegi, a déclaré jeudi que le gouvernement allait relancer les réacteurs atomiques jugés sûrs et s'est prononcé pour une révision de l'objectif «zéro nucléaire» prévu par les précédents dirigeants nippons.

Parallèlement, il a promis que les énergies renouvelables seraient utilisées au maximum, de même que devront être poursuivies autant que possible les économies de ressources naturelles.

«Les réacteurs ne redémarreront pas tant que leur sécurité ne sera pas assurée par l'autorité indépendante de régulation, sur la base de connaissances scientifiques», a expliqué le ministre du nouveau gouvernement de droite lors d'une conférence de presse.

«En revanche, à partir du moment où celle-ci juge un réacteur sûr, le gouvernement en tiendra compte et décidera alors de le relancer en prenant ses responsabilités», a-t-il ajouté.

De la même façon, sur la poursuite de la construction de réacteurs, la décision sera prise en fonction des études de sûreté diligentées par des spécialistes.

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Toshimitsu Motegi

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Le précédent gouvernement de centre gauche, conduit par Yoshihiko Noda, avait fait part de sa volonté de réduire à néant l'usage de l'énergie nucléaire au cours des années 2030, une perspective qui n'est pas celle du nouveau gouvernement.

Avant d'afficher cette position, M. Noda avait cependant autorisé la remise en service de deux unités, à Oi (ou Ohi, ouest), seuls réacteurs du Japon actuellement actifs sur un parc de 50 unités, les 48 autres étant maintenus à l'arrêt pour des examens supplémentaires de sûreté.

Toutefois, le Parti Libéral-Démocrate (PLD) de Shinzo Abe juge que le Japon peut difficilement se passer de l'énergie nucléaire pour des raisons économiques.

«Il est tout à fait naturel de revenir sur l'objectif d'abandonner l'énergie nucléaire», a réagi Yasuchika Hasegawa, numéro un d'une organisation patronale, Keizai Doyukai. Selon lui, il est en effet prématuré de décider de se passer de centrale atomique, «pour des questions de compétitivité et parce qu'on ne sait pas à partir de quand on pourra garantir un approvisionnement suffisant grâce aux énergies renouvelables»,

«Il était un peu dangereux de fixer la fin de l'emploi de l'énergie nucléaire», a renchéri le patron de la Chambre du Commerce et de l'Industrie Nippone, Tadashi Okamura. Et de juger que les engagements du PLD de se donner plusieurs années pour définir le bon bouquet énergétique à horizon 2030-2040 est le plus sage.

Le PLD, formation de droite, a remporté une très large victoire aux élections législatives anticipées du 16 décembre, en dépit de l'aversion de la population nippone pour l'énergie atomique depuis l'accident survenu à la centrale de Fukushima à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars 2011.

Les entrepreneurs soutiennent en revanche souvent la nécessité de redémarrer des réacteurs sous réserves de normes sévères de sécurité.

La nouvelle Autorité de régulation indépendante, établie en septembre, est en train de travailler sur un durcissement des règles de construction et d'exploitation.

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