Pakistan: le père de la bombe atomique participera aux élections

Abdul Qadeer Khan, âgé de 76 ans, demeure... (PHOTO AAMIR QURESHI, ARCHIVES AFP)

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Abdul Qadeer Khan, âgé de 76 ans, demeure un héros au Pakistan pour avoir fourni au monde musulman sa première bombe nucléaire, même s'il a aussi été critiqué pour avoir contribué à la prolifération nucléaire.

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Agence France-Presse
Islamabad

Le parti politique du père de la bombe atomique pakistanaise pourra participer aux élections nationales attendues au printemps, considérées comme un test majeur pour la démocratie au Pakistan, a indiqué mercredi la commission électorale.

 

 

Abdul Qadeer Khan, âgé de 76 ans, demeure un héros au Pakistan pour avoir fourni au monde musulman sa première bombe nucléaire, même s'il a aussi été critiqué pour avoir contribué à la prolifération atomique.

En 2004, il avait avoué avoir vendu des secrets nucléaires à l'Iran, à la Libye et à la Corée du Nord. Il s'était rétracté en 2009 après avoir été placé plusieurs années en résidence surveillée.

M. Khan a fondé cette année le Tehreek-e-Tahafuzz Pakistan (Mouvement pour sauver le Pakistan, SPM), un parti politique nationaliste critiquant la corruption et plaidant pour la remise en marche de l'économie du pays, et demandé l'autorisation de participer aux élections.

Un porte-parole de la commission électorale a confirmé mercredi à l'AFP que la formation de M. Khan faisait partie d'une liste de 19 nouveaux partis politiques dont l'accréditation a été approuvée.

«Notre parti est inscrit, nous allons donc participer aux élections», s'est félicité Chaudhry Khurshid Zaman, secrétaire général du SPM. «Le pays est à feu : l'inflation, le chômage, la crise énergétique, la pauvreté et la haine ont rendu la vie des gens misérable. Tous les partis politiques ont échoué», a-t-il ajouté.

Un porte-parole de la formation a laissé entendre que le SPM allait former une alliance avec des partis de droite qui ne sont membres ni de la coalition gouvernementale, ni de la Ligue Musulmane (PML-N) de Nawaz Sharif, à la tête de l'opposition.

Des élections législatives doivent avoir lieu au maximum 60 jours après la dissolution du Parlement, qui siège en principe jusqu'au 17 mars prochain, ce qui mènerait à un scrutin au plus tard à la mi-mai.

Ces élections pourraient être les premières dans l'histoire du Pakistan moderne à avoir lieu à la suite d'un mandat complet de cinq ans, d'où leur importance pour la consolidation de la démocratie dans ce pays qui a vu trois gouvernements civils être renversés par des coups d'État depuis sa création en 1947.

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