Brésil: sept homicides par heure en 2016

Un policier dépose une fleur sur le cercueil... (PHOTO RICARDO MORAES, REUTERS)

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Un policier dépose une fleur sur le cercueil du commandant du Troisième bataillon de la police militaire de Rio, Luiz Gustavo Teixeira, tué lors d'une tentative de vol, le 27 octobre.

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Agence France-Presse
SAO PAULO

Le Brésil a recensé 61 619 homicides en 2016, soit sept par heure en moyenne, un triste record qui reflète autant l'augmentation de la violence policière que du nombre d'agents tués, selon un rapport publié lundi.

La onzième édition de l'Annuaire brésilien de sécurité publique indique que le taux d'homicide s'est élevé à 29,9 pour 100 000 habitants l'année dernière.

Un chiffre largement supérieur aux 10 pour 100 000 considérés par l'ONU comme le seuil de violence endémique.

En 2015, ce taux s'élevait à 28,8, pour un total de 58 870 homicides dans ce pays de plus de 200 millions d'habitants.

Le Forum brésilien de sécurité publique, ONG qui publie chaque année ce rapport de référence, souligne notamment une augmentation de 26,8 % sur un an du nombre de personnes tuées par des policiers.

D'après l'ONG, 99,3 % des victimes sont des hommes, 81,8 % sont jeunes (âgés de 12 à 29 ans) et 76,2 % sont noirs.

En moyenne, plus de 11 personnes par jour ont trouvé la mort en 2016 lors d'incursions policières au Brésil, dont près du quart dans le seul État de Rio de Janeiro, confronté à une flambée de la violence depuis la fin des jeux Olympiques de 2016.

Au total, 925 personnes ont été tuées par les forces de l'ordre à Rio l'année dernière, une augmentation de 43 % par rapport à 2015.

L'État de Rio est également celui où le plus grand nombre de policiers ont été tués en 2016 : 132 au total, 40 d'entre eux pendant leurs heures de service.

L'ONG souligne que cette augmentation se produit alors que le gouvernement a réduit le budget de la sécurité.

À Rio, en proie à une grave crise financière, les fonctionnaires cumulent souvent plusieurs mois de salaires impayés, y compris les policiers.




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